Convention nationale présidentielle du PRG

19112016

Le Parti Radical de Gauche organise, le 26 novembre 2016, une convention nationale programmatique et présidentielle, en vue d’une éventuelle participation à une primaire de gauche.

Mais, entre le choix de la direction du parti qui souhaiterait une candidature Valls et celle de parlementaires, tentés par le soutien à Macron. Je comprend mal l’objet de cette convention.

Parlons-nous encore d’une candidature PRG à la primaire « socialiste » ou plus directement, et c’est mon vœu, à la présidentielle ?
Etre amené à choisir entre un 1er ministre qui se rêve en Clemenceau, ce qui n’en fait pas un radical, loin de là. Surtout, lorsqu’il bafoue des droits du parlement à coups de 49.3. Une possibilité que lui offre, certes, la constitution, mais que nous avons toujours combattu, lors de son utilisation par la Droite. Et, je ne parle même pas des droits des salariés…
Et un « social-libéral » même pas de gauche, dont on ignore tout du programme, quitte à penser que celui-ci n’existe pas. Car en dehors de l’économie et de quelques banalités sur la jeunesse, quid des propositions de Macron sur l’international, l’Europe, la sécurité ou l’environnement ?
Représenter la pensée radicale, porter la voix des Radicaux, ne doit se faire que par un ou une radical(e). Nous devons cesser de soutenir des candidats qui ne connaissent pas notre histoire et notre doctrine politique.
De plus, à chaque élection, dont nous sommes médiatiquement absents, nous disparaissons un peu plus du paysage. Alors, que nous avons un message à porter. La République, qui nous unit, la Nation, qui nous protège, la Laïcité, qui nous fait vivre ensemble. Aujourd’hui, où les dangers se multiplient, où le terrorisme frappe, où le fascisme avance sans masque, où la mondialisation détruit la solidarité, nous avons, plus qu’à aucun autre moment, le devoir d’être présents.

Pour notre pays et pour le Radicalisme.




Le PRG77 au secours du maire UMP de Montévrain.

28052011

Jean Calvet et le PRG77 viennent de se porter au secours du Maire UMP de Montévrain, Christian Robache.

La situation du Maire, élu à ce poste en 2009, se trouvait fortement compliquée par la démission récente d’un nombre important de ses colistiers, ces dernières semaines, ainsi que du refus de voter le budget par la majorité du Conseil municipal.

C’est le moment qu’a choisi l’ancien Conseiller général du canton de Thorigny, Jean Calvet, pour venir soutenir son adversaire politique et par là même, se voir confier un poste d’adjoint au maire.

Il n’aura pas fallu beaucoup de temps, pour ce grand voyageur de l’échiquier politique, pour se retrouver un mandat « alimentaire ».

En effet, au gré des vents électoraux et modes politiques, le Président actuel du PRG77, véritable multicartes de la politique, aura navigué, au fil des années, de Génération Ecologie au PRG, en passant, pour se faire élire Conseiller général, chez les Verts, puis au Modem, en surfant sur l’éphémère vague orange de François Bayrou. Le voici, aujourd’hui, adjoint d’un Maire UMP

Certes, la vie politique est remplie de ces politiciens au long cours, qui la traversent, à la recherche de leurs intêrets personnels. Mais en général, ils n’entraînent pas avec eux, la formation politique, à laquelle, ils sont affiliés.

Dans cette alliance avec un élu UMP, c’est tout le PRG77 qui est entraîné par son Président. Et qui se retrouve de fait, dans une collaboration, certes pour le moment, locale, avec le parti de Nicolas Sarkozy, douze mois, avant la présidentielle et qui, il ne faut pas en douter, jettera le trouble auprès des électeurs et des militants de Gauche.

Car, chacun est en droit de se demander, quel message, une formation politique de Gauche veut lancer en direction de ses électeurs et sympathisants, lorsque son Président s’allie avec un élu de Droite, désavoué par ses propres troupes ?

En tout cas, il s’agit là, d’une curieuse aventure, dans laquelle, Jean Calvet lance le Parti Radical de Gauche 77.

A moins que ce dernier décide de démissionner de son mandat à la tête de la fédération de Seine & Marne du PRG et de le quitter.




Pour qui je voterai au 1er tour (ou pas)

10032010

J’ai une chance énorme d’habiter en Seine & Marne. Celle qui permet de ne pas écouter mon attachement au radicalisme et ainsi de conserver une totale liberté de vote pour ce 14 mars.
En effet, j’ai l’opportunité de ne pas à avoir à voter pour la liste Huchon au 1er tour. Non pas en raison d’un trop grand nombre de socialistes, mais parce qu’il n’y a pas de Radicaux de gauche.

Certes, il y a bien des étiquetés ! Des candidats présentés par le PRG, en son nom et avec son nom. Des candidats hier encore membres du MoDem, éblouis par les pales lueurs du Bayrouisme, et même, pour l’une d’eux, jadis élue sur la liste UMP-UDF au Conseil Régional. Jadis, c’est pas si vieux, c’était en 2004. Des adhérents de fraîche date qui ont été préférés à des Radicaux plus méritants…
Ces mêmes qui, il y a 1 an menaçaient de prendre leur retraite politique, de partir à la péche, si la fédération dans laquelle, ils faisaient de l’entrisme en force, ne se pliait pas à leurs injonctions. Mais les temps sont durs et la péche nourrit moins que les mandats.

Nos « amis » socialistes ont bien des défauts. Mais, il ne faut pas les prendre pour des amateurs. Ils respectent ceux qui se respectent et qui sont sûr de leurs valeurs.

Dans ce cas précis, le PRG a joué la voiture balai du Modem.

Il y a mieux comme valeur.

Alors, je n’irai pas pécher en ce 14 mars. Fier du radicalisme, doctrine qui a fondé la république moderne, je ne me vois pas m’abstenir. Je ne l’ai jamais fait en 25 ans de droit de vote.
Mais, ma discipline partisane n’étant pas sollicitée pour ce 1er tour, je ne voterai pas pour la liste Huchon dans le 77.




L’entrisme assuré des « centristes ».

17012010

Que faire lorsqu’on est en mal de parti, que les électeurs vous ont confié un mandat. Et que pour rien au monde, vous voudriez perdre cette petite parcelle de pouvoir, qui fait de vous une personne importante. Dans votre quartier.

La solution est simple. Entrer en force dans un parti qui vous est totalement étranger mais qui est assez fragile pour ne pas pouvoir résister. Ce qu’on appelle l’entrisme.
C’est ce qui est arrivé à la fédération 77 du PRG, voilà un an.

Le PRG77 est une fédération du Parti Radical de Gauche qui, année après année, se remettait doucement de crises et de luttes internes. Et qui, grâce à ses quelques militants radicaux avait réussi à revenir sur la scène politique départementale et à se faire de nouveau entendre de ses alliés. Mais, tout comme son organisation nationale, le PRG77 demeurait en retrait par rapport à son principal partenaire, le Parti socialiste.

Ainsi, le PRG77 ne disposait que de quelques élus locaux, méritants, mais isolés. Mais pas de Conseillers régionaux, ni généraux. Et on entrait dans l’infernale quadrature du cercle. Pas d’élus, pas de relais politiques, pas de relais, pas d’électeurs. Et donc, pas d’élus.

C’est ainsi que l’opportunité de se voir rejoindre par des élus d’envergure départementale s’est fait jour. je dis bien départementale, ça relativise la hauteur des ambitions.

Enfin, une opportunité pour qui ?

Le PRG a comme intérêt aux yeux de son allié socialiste d’être, avec le MRC, la preuve que le PS fait le nécessaire pour unir la Gauche, dès le 1er tour. Et dans cette optique, il octroie au PRG, un certain nombre de places sur ses listes ou lui réserve un ou deux cantons.

En Ile-de-France, pour les régionales, le PRG disposera de 14 places sur les listes départementales, dont 2 en Seine & Marne. Deux places que le PRG77 a réservé à ses nouveaux amis, « oubliant » de reconnaitre les mérites des militants radicaux de longue date. Quitte, même, à proposer la candidature d’une Conseillère élue sur les listes de l’UMP, il y a 6 ans, grâce déjà au quota UDF.

C’est ce que du coté de l’Elysée, on appelle l’ouverture, sans doute. Mais, la trahison que nous reprochons aux ex-membres du PS partis servir Nicolas Sarkozy, devenons-nous l’accepter de ceux qui rejoignent les rangs de la Gauche ? Pour ce que j’appelle dans les 2 cas, des raisons alimentaires.

Voilà, à quoi sert l’entrisme. A conserver, grâce à une étiquette partisane, le petit peu que vous trainer avec vous, de parti en parti, de droite à gauche, de valeurs trahies en valeurs inconnues. Et qui, au bout du compte, continuera de faire de vous, une personne importante. Dans votre quartier.

Mais le Radicalisme est une doctrine qui se satisfait peu de la médiocre ambition des Hommes et du non respect de leurs engagements. Il n’a que faire du coté « bling-bling » de la politique. Il forge son destin et reconnait les siens dans ses valeurs, que sont la République, la Laïcité, l’Universalisme et le Solidarisme.

Des valeurs qui n’ont rien à voir avec ceux qui se les approprient pour faire commerce de leurs ambitions personnelles. Et qui, une fois le poste assuré, s’empresseront de les oublier.




Le PRG ne présente pas de listes aux européennes.

31052009

Le Parti Radical de Gauche, qui est l’un des partis, sinon le parti le plus euro-fédéral du paysage politique français, ne présente pas de listes pour l’élection au Parlement européen.

Pourtant, les militants PRG ont travaillé durant des mois à la conception du programme européen de leur parti.

De l’Union Européenne à l’Europe Fédérale, le programme du PRG exposait les propositions des Radicaux en matière de construction européenne pour emmener notre continent vers une Europe fédérale intégrée.

Le programme radical comporte des propositions sociétales, environnementales et civiques. Et non pas, simplement économiques ou financières.

Les Radicaux entendent développés les droits civiques des citoyennes et citoyens de l’Union. Ils expriment le voeu de développer la puissance de l’Europe en matière de défense, mais aussi d’en faire une puissance de conciliation pour les conflits déclarés à ses portes. Le PRG propose de développer l’Europe sociale en harmonisant les législations sociales des pays membres, de développer un socle de retraite par participation dans l’ensemble de l’UE.

Les militants PRG fixaient des objectifs pour le développement d’un espace environnemental européen, pour le soutien des acteurs de l’économie sociale, la régulation du commerce international, la promotion du travail décent, de rénovation et de la réorientation de la PAC.

Pour finir, et en concordance avec leurs principes d’universalité, les Radicaux de gauche de faire de l’Europe, un espace accueillant, en faisant le pari de l’échange culturel.

Cependant, les Radicaux de gauche n’ont pas l’occasion de présenter leurs idées et leur programme, lors de ce scrutin. Considérant que la forme de celui-ci, instituée par un accord commun par les 2 grandes formations que sont l’UMP et le PS, afin d’interdire aux petites formations de se présenter, ne permettait pas au PRG de s’exprimer, comme l’explique le clip ci-dessous.

http://www.dailymotion.com/video/x9f8a5

Mais, d’autres raisons ont peut-être, aussi fait pencher la balance vers le refus du parti, à travers ses fédérations régionales, de participer à ce scrutin. Il n’est pas impossible que ces dernières aient préféré ne pas insulter l’avenir. Celui-ci étant la constitution de listes communes avec le Parti socialiste aux prochaines régionales en 2010. Le poids des intérêts des élus locaux PRG ayant été plus fort que la volonté des militants de s’exprimer dans ce qui est un de leurs plus forts engagements, en matière de politique, la construction d’une Europe fédérale.




Quelle stratégie pour le PRG au Sénat ?

11012009

A peine 4 mois après les sénatoriales, et grâce à un gain de sièges, le PRG dirige aujourd’hui un groupe parlementaire totalement autonome, le RDSE ( Rassemblement Démocratique Social Européen ). Ce qui était l’un des objectifs du parti. Il est important pour un parti politique d’être présent et visible au travers d’un groupe parlementaire, même si celui-ci se trouve au Sénat, chambre moins exposée médiatiquement, que l’Assemblée nationale.

Ce groupe regroupe les Sénateurs radicaux de gauche, des socialistes en rupture de ban et les quelques radicaux valoisiens encore élus à la chambre-haute. Le RDSE est l’exemple d’une conception radicale de la démocratie et de la tolérance. Il a été fréquent qu’un sénateur PRG s’exprime au nom du groupe, alors que celui-ci était majoritairement à droite, dans le passé. Lors des dernières européennes, les listes PRG avaient bénéficier d’un temps de parole important, grâce au groupe RDSE.

Mais quelques mois, après s’être donné l’occasion d’une émancipation parlementaire, dans sa quête d’indépendance à gauche, le PRG serait tenté de fusionner le RDSE, le plus vieux groupe parlementaire de la République, avec celui de l’Union centriste.

L’union centriste est le second groupe de la majorité sarkozyste au Sénat. Fort de 29 élus, il est plus important que le groupe radical.

La manoeuvre, qui est le pendant sénatoriale de la politique de débauchage du Chef de l’Etat, intéresse au plus haut point l’Elysée, notamment dans la perspective de balancement à gauche du Sénat, en 2011.

Menée par Michel Mercier, qui espère toujours devenir ministre et qui gagnerait là son baton de maréchal de l’ouverture, la manoeuvre interesserait aussi la direction du PRG, qui entend visiblement pousser très loin sa politique d’émancipation vis-à-vis du PS.

A l’heure où, le radicalisme de gauche s’est donné un moyen d’expression au travers du RDSE, la fusion avec les centristes, marquerait un retour du PRG dans l’ombre de la vie politique, alors qu’il possède là, une occasion unique de mettre en valeur les idéaux du radicalisme et d’exprimer haut et fort son opposition à la politique de casse de la nation de Nicolas Sarkozy.







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