Le PRG s’indigne des propos climatosceptiques de N. Sarkozy

15092016

Communiqué du PRG – vu sur le site du Parti radical de gauche

Alors qu’il effectuait un déplacement à l’Institut de l’entreprise mercredi 14 septembre, le candidat à la primaire de la droite a clairement nié la responsabilité des activités humaines dans le dérèglement climatique.

Pour la Présidente du Parti Radical de Gauche (PRG), Sylvia Pinel, «  N. Sarkozy est prêt à toutes les outrances et tous les mensonges pour reconquérir le pouvoir. Plus que de perdre le peu de crédibilité qui lui restait, il disqualifie également son parti qui se dit républicain mais s’aligne à travers lui sur des thèses aujourd’hui portées par les populistes de nombreux pays. Au vu de la course à l’extrême droite qu’est devenue sa campagne électorale qui instrumentalise les peurs, fait la promotion du repli identitaire et stigmatise les minorités, le voilà désormais fin prêt pour devenir le candidat officiel de tous ce que la République a toujours combattu.

Ces propos viennent mettre à mal des années de sensibilisation des citoyens sur cet enjeu fondamental qu’est le dérèglement climatique.  Pire encore, ils portent un coup terrible aux Accords de Paris, issus de la COP21, aux préparatifs de la COP22 et à l’image de la France qui s’est clairement positionnée, grâce au volontarisme du gouvernement, comme une nation leader pour la protection collective et coordonnée de notre environnement.»

Pour Eddie Aït, Secrétaire général du Pôle Radical et Ecologiste (PRE) qui regroupe le PRG et Génération Ecologie, « Après son soutien au diésel, à l’exploitation des gaz de schiste et à la poursuite des activités de la centrale nucléaire de Fessenheim, N. Sarkozy montre une nouvelle fois l’étendue de son ignorance sur les questions environnementales et propose aux Français un horizon funeste pour l’avenir de notre planète. »




Aidons Nicolas Sarkozy.

17022012

L’affiche de campagne du candidat de l’UMP reprend un slogan giscardien des années 80. Elle prend pour fond une vue de la Méditérannée proche de la Grèce. Enfin, le visage du Chef de l’Etat français, regardant le loin, surement vers la sortie.

Elle manque d’originalité, d’âme et de profondeur. C’est, ce qu’on dû penser les Jeunes socialistes qui ont créé ce site mafranceforte.com, qui possède un générateur d’affiches qui devrait pouvoir aider le candidat de la droite à diversifier et égayer les affiches que devront coller les militants UMP.

 Alors, si vous aussi, vous voulez aider Nicolas Sarkozy, dans sa quête d’une France forte, mais sans lui, n’hésitez pas à configurer votre propre affiche.

Aidons Nicolas Sarkozy. dans Humour Capture3

Capture2 dans Sarkoland




La sarkozette, la prime qui fait pschitt !

16102011

A grand renfort d’annonces médiatiques et ministérielles, le Chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy avait promi une prime aux salariés du privé, dont les entreprises avaient distribué des dividendes sur les 2 années précédentes. Soit, environ 4 millions de personnes.

Le sarko circus s’était aussitôt mis en action et avait même avancé le chiffre de 1000 euros par salarié.

Aujourd’hui, les résultats, partiels, car les négociations courent jusqu’au 31 octobre, sont loin des espoirs soulevés par l’annonce sarkozienne.

Les exemples sont multiples, de sociétés, qui contraintes par l’obligation de négocier, font des propositions bien en deça des attentes de leurs salariés. Elles frisent le ridicule, voire l’indécence pour certaines d’entre-elles.

Deux exemples sont flagrants de la résistance des entreprises aux demandes des syndicats et des salariés.

En premier lieu, Securitas. Le groupe spécialisé dans les solutions de sécurité a fait une proposition de 3.50 euros aux syndicats. L’indécence de l’initiative de la direction de la société suédoise a été accueillie par la colère des représentants syndicaux. Le gouvernement, par l’intermédiaire de Xavier Bertrand, ministre du travail, a même qualifié l’offre de « plaisanterie de mauvais goût ».

Il y a aussi, l’exemple de ST microélectronique. Cette société a distribué en 2011, 250 millions de dividendes à ses actionnaires. Soit, selon un syndicat, 4500 € par salarié. Or, la direction propose à ses 10 000 collaborateurs une prime de 150 euros, après que les syndicats aient repoussé une première proposition à 170 euros. Là aussi, les réactions ont été vives du côté des syndicats, qui ont considéré cette malheureuse offre de « mauvaise plaisanterie ». Cependant, les organisations syndicales et les salariés du groupe ont eu une seconde mauvaise surprise, puisque le fabricant de semi-conducteurs a annoncé, depuis, des mesures de chomage partiel.

Il est certain que ces cas extrêmes, mais qui se multiplient, vont à l’encontre du ramdam gouvernemental et du brassage d’air du printemps dernier. L’annonce unilatérale de Nicolas Sarkozy se heurte aux difficultés des négociations dans les entreprises. Ces dernières privilégiant le versement de dividendes à leurs actionnaires. Quitte à le financer sur le salaire des collaborateurs.

L’homme qui se vante de vouloir réformer le capitalisme mondial ne peut même pas faire en sorte que les entreprises en France, reprennent à leur compte, les solutions que son gouvernement tente de mettre en place, en cette période préélectorale, pour essayer de répondre à une promesse de 2007. Donner du pouvoir d’achat aux Françaises et aux Français.

La nième promesse sans lendemain de Nicolas Sarkozy aura eu deux effets.

Le premier nous démontre que le Chef de l’Etat ne maitrise plus rien. Même auprès de ses plus proches amis du CAC40, il ne rencontre plus l’écho espéré. Ce qui peut laisser penser que le monde économique ne mise plus sur le toujours candidat de l’UMP et qu’il se désolidarise de ce régime qui patauge dans une ambiance de fin de règne.

Le deuxième est plus grave. L’initiative sarkozyste a fait remonter à la surface la tension qui pèse sur le climat social dans les entreprises. Face aux salaires exorbitants et aux primes que s’octroient les dirigeants des grandes entreprises, les salariés sentent monter en eux, un sentiment d’injustice que des années de Sarkozy, qui restera pour l’histoire, le « président des riches », auront exarcébé.

Hélas, ce genre de promesse va aller crescendo avec l’entrée en campagne, du leader du l’UMP. Qui aura fait de la démagogie, son style de gouvernement et des mensonges, la base de son action.




La règle d’or a du plomb dans l’aile.

11092011

Pour conserver le peu de crédibilité économique qu’il lui reste, face aux Français et aux marchés, Nicolas Sarkozy a lancé l’idée d’inscrire dans la Constitution le principe d’une règle d’or budgétaire, qui interdirait aux gouvernements français de sortir de l’équilibre financier.

Cette mesure a pour but, prioritaire, de rassurer les marchés financiers et de conserver à la France, sa note de triple A, mise à mal par des décennies de déficits. Déficits qui ont connu une accélaration désastreuse pour les finances de la France, depuis 2007 et l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy et par l’application de ses réformes fiscales, dont on peut mesurer aujourd’hui, combien elles sont la cause de la quasi faillite du pays.

Et c’est ainsi, que ce brillant liquidateur des finances françaises a eu l’idée de la règle d’or, avec pour ambition de la faire partager à ses partenaires européens. Peut-être vise-t-il le prix Nobel d’économie ?

Une règle d’or qui demeure cependant qu’une réponse dictée par les banques, qui après avoir été sauvées par les Etats, entendent se refaire une santé sur le dos de leurs sauveurs.

Mais, dans l’esprit sarkozyste, l’inscription dans la constitution de cette disposition financière, dépasse le seul objectif de la maitrise budgétaire.

Comme toujours, avec Sarkozy, il y a une part de calcul politique. A chaque fois, éloigné de l’intérêt général, mais proche de ce qui motive, le plus, le chef de l’UMP. Conserver le pouvoir.

A moins de 10 mois des présidentielles, le but non avoué est de mettre le Parti socialiste au pied du mur et de le forcer à se positionner, entre une politique rigoureuse de dépenses publiques et un programme axé sur la création d’emplois publics et aidés.

Pour modifier la Constitution, dans le sens désiré par Nicolas Sarkozy, celui-ci doit réunir sur son projet les 3/5eme des parlementaires. Les 576 Députés et les 330 Sénateurs.

Mais la droite, UMP et Nouveau Centre,  est loin de compter dans ses rangs suffisament de parlementaires pour adopter le projet du Chef de l’Etat. Ce dernier compte donc sur les élus de gauche pour voir adopter la règle d’or.

Compter, ce n’est pas vraiment sûr. Car, pour les sarkozystes, cette histoire de constitution doit se révéler être un piège pour la Gauche. Et d’ailleurs, dans un premier temps, les socialistes ont semblé tomber dedans.

Pour eux, il n’est pas concevable de voter cette règle budgétaire en fin de mandat, alors que durant 5 années, les finances nationales ont joué à l’opération « porte-ouverte aux déficits ».

Et cette réponse retient l’attention de l’opinion, qui sait bien que, si des efforts vont devoir lui être demandés, Sarkozy n’est surement pas le mieux placé pour le faire. D’autant que les Français attendent que les efforts soient équitablement répartis. Et, l’ami des amis du Fouquet’s ne pourra pas revenir sur ses dogmes personnels, qui le paralysent et l’empêchent de se désavouer.

Le piège se referme donc. Mais, c’est sur le clan sarkozyste qu’il s’abat.

Faute de majorité au Congrés, le projet est condamné. Et la responsabilité de cet échec devra être imputé au Chef de l’Etat.

Un échec à multiples facettes.

Face aux banques et aux créditeurs de la France, en premier lieu. Avec un message clair et direct. Ce gouvernement, après avoir beaucoup remué d’air et enfoncé le pays dans la faillite, n’est pas capable de réparer les erreurs qu’il a lui-même causé.

Aux yeux des partenaires européens, cet échec serait aussi trés évocateur. Sarkozy, éternel donneur de leçons, initiateur avec Angela Merckel, de cette fameuse règle d’or, sera le seul dirigeant d’un Etat européen, aux finances en danger, à ne pas appliquer pour lui, ce qu’il exige des autres.

Sans oublier, le peuple français. La défaite parlementaire du régime sarkozyste démontrera à nos concitoyens que le tacticien élyséen ne maitrise plus rien. Qu’il n’est capable que de gouverner en tentant des coups, qu’il ne peut mener à bien. Donnant à ces quelques prochains mois, une odeur de fin de régime et qui fait craindre le pire au Président de l’UMP et à son clan.

Nicolas Sarkozy hésite donc à aller au devant d’une défaite annoncée. Et il s’interrogent, qui des marchés, des Européens ou des Français, lui tiendront le plus rigueur de sa reculade en rase campagne ?

En attendant, Sarkozy a trouvé l’anti pierre philosophale. Celle qui plombera sa fin de mandat pour avoir raté son coup politique avec la règle d’or.




Commedia dell’arte.

6022011

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La tragique affaire Laëtitia est l’exemple typique de l’hypocrisie quand celle-ci devient le vecteur essentiel de toute politique.

Et en la matière, Nicolas Sarkozy est, à ce jour, champion toutes catégories, devançant même son modèle G.W.Bush.

Le chef de l’Etat français, en rejetant toutes les fautes de cette affaire criminelle sur les magistrats et la police nationale, s’affranchit trop rapidement de ses propres responsabilités.

En promettant des sanctions rapides aux dysfonctionnement, il a souhaité détourné de lui toutes les accusations qui auraient pu être proférées sur ses politiques pénale, judiciaire, de sécurité et budgétaire. Nicolas Sarkozy est, en effet, le principal responsable de l’état actuel de la justice.

Aujourd’hui, les tribunaux ne paient plus leurs fournisseurs. Aujourd’hui, par simple politique compassionnelle, il est demandé aux Parlementaires de voter une loi sur la récidive tous les ans. Aujourd’hui faute de moyens humains, il faut de plus en plus de temps pour juger les affaires, et ce dans tous les domaines judiciaires. Aujourd’hui, les magistrats sont déconsidérés. Aujourd’hui, l’accueil et les droits des justiciables ne sont plus dignes d’un pays démocratique comme le notre. Et les exemples sont multiples, qui démontrent que la Justice, en France, n’est pas une priorité de société, mais simplement, un alibi politique.

Tout cela n’empêche pas Nicolas Sarkozy de profiter de chaque tragédie familiale, de chaque fait divers, pour ressortir son numéro de démagogie, accusant tour à tour, les magistrats et les fonctionnaires de police.

Tout est bon, pour le Chef de l’Etat, même la meurtre d’une jeune femme, pour faire de la basse politique et bomber le torse en caressant dans le sens du poil, une opinion publique bouleversée et inquiète.

Inquiète de voir, malgré toutes les déclarations de l’Elysée et de la majorité UMP-Nouveau centre, que la délinquance, les meurtres, les hold-up sanglants et les attaques sur les forces de l’ordre ne diminuent pas et que tous ces actes se multiplient, chaque jour, en Une des journaux.

La politique de sécurité de Sarkosy est un échec et nos concitoyens le paient tous les jours.

Il existe un autre domaine où la politique du Chef de la droite décomplexée se confond dans l’hypocrisie, voire le cynisme.

Il s’agit de nos troupes en Afghanistan. Et plus précisément, sur la mort de soldats français pour une guerre dont nous ne contrôlons, ni les tenants, ni les aboutissants.

Depuis l’engagement de la France, dans cette guerre américaine, héritée des années Bush junior, ils sont 53 à être tombés (sans compter les innombrables blessés dont personne ne parle), pour défendre un régime corrompu dans une bataille que tout le monde sait, désormais, perdue, au cours d’affrontements quotidiens, face à des hommes en insurrection, insaisissables et au milieu d’une population, sinon hostile, du moins indifférente.

A chaque mort,  sur ce théâtre d’affrontements quotidiens, le Gouvernement et le Chef de l’Etat, en particulier, organisent de grandes cérémonies, à la mémoire de ces jeunes soldats, morts loin des leurs et de chez eux. Nicolas Sarkozy joue alors, et encore, sur l’émotion de la Nation pour justifier une politique qui, dans ce domaine, mène la France et ses soldats dans une impasse.

Une manière, aussi, de ne pas entamer le débat, dont la France a besoin pour comprendre son engagement dans cette guerre. Un débat au Parlement et dans l’opinion qui pourrait contraindre Nicolas Sarkozy a changé de politique.

Le Chef de l’Etat sait jouer des peurs de nos compatriotes. C’est principalement sa force. Une force qu’il entend exploiter en vue de 2012, en surfant sur les émotions des Françaises et des Français.

Nicolas Sarkoy a élevé l’hypocrisie et le cynisme au niveau d’art. Un art, qui, s’il ne relevait pas de tragédies humaines, serait proche de la comédie. De la commedia dell’arte.




La Droite peut-elle résister au FN ?

23012011

On a beaucoup reproché à François Mitterrand d’avoir, durant les années 80, facilité la progression du Front National, et par pur calcul électoral, embarrasser la Droite républicaine avec son pendant extrémiste.

A l’époque, la ligne de fracture était nette entre les partis de l’alliance RPR-UDF et le FN.

L’UDF, confédération de petits partis centristes, démocrates-chrétiens, radicaux et libéraux ne voulait en rien, entendre parler d’alliance avec cette droite, issue du nationalisme des débuts du XXe siècle et de la lutte contre la République des années 1930.

Du côté du RPR, les vrais gaullistes n’oubliaient pas que le FN avait aussi fait ses gammes au sein de l’OAS où il cultivait sa haine du Général De Gaulle, symbole, à la fois, de la résistance au nazisme et à son pendant français, le pétainisme, et de l’abandon de l’Algérie française. Au fil du temps, la partie la moins idéologique du RPR, la plus pragmatique, si elle se refusait toujours à une alliance, ne se priva pas de reprendre certains thèmes, honteusement toutefois, comme l’immigration et la sécurité.

Par la suite, RPR et UDF furent tentés par des alliances locales, qui, si elles donnèrent des résultats sur le coup, furent payées par la suite, par les défaites de leurs auteurs.

C’était, il y a deux décennies.

Depuis, la Droite s’est fort bien accommodée de son envahissant voisin et a fait même mieux, elle a repris plus d’un thème cher à l’extrême-droite.

La campagne de 2007 a clairement été abordée par le candidat de l’UMP, par la reprise des thèmes de l’extrême-droite. La stigmatisation des étrangers, le prétendu lien entre immigration et insécurité, la remise en cause de la laïcité,…

Le résultat fût à la hauteur des espérances du candidat de la Droite, Nicolas Sarkozy. Puisqu’il épuisa ainsi, les votes du FN et se retrouva clairement en tête du 1er tour.

Certains commentateurs, à l’époque, louèrent le candidat UMP d’avoir su faire reculer le FN, en lui pompant ses idées et son électorat.

Mais, en fait de recul, avec le temps, il est facile de voir qu’il s’agissait d’une victoire. Tout au long de la campagne présidentielle, la Droite dite républicaine, se laissa gangrener par des valeurs qui n’étaient plus les siennes, depuis la Libération.

Il ne s’agit pas seulement des élus et des état-majors, mais aussi, surtout, par une frange importante, de l’électorat, de cette droite, qui se disait décomplexée.

Aujourd’hui, le mal est fait. Le ver est dans le fruit.

Un récent sondage nous informe que 43% des sympathisants de l’UMP sont favorables à une alliance avec le Front National.

Au-delà de ce chiffre, très inquiétant en soi, il faut relever le fait qu’il s’agit de sympathisants.

En terme politique, un sympathisant, à l’inverse d’un militant, n’est pas adhérent d’un parti politique. Il s’en définit comme proche, mais, il entend conserver un libre-arbitre, qu’il croit interdit au militant encarté. En fait, le sympathisant est un électeur et dont l’engagement idéologique peut le conduire à briser son droit de confidentialité lors de ses participations aux élections.

Ces sympathisants sont donc largement favorables à une alliance électorale avec le FN.

Ce qui dit en passant, démontre la fracture Droite-Gauche. Et le rejet inconditionnel de la Gauche par les sympathisants UMP.

Plutôt brun que rouge !

A qui la faute ?

La lepénisation des esprits est une réalité à Droite. Après des années de matraquage sécuritaire et de lutte contre une prétendue invasion étrangère, les électeurs de droite n’ont plus le réflexe du rejet, qui, il y a encore quelques années, leur permettait de repousser la bête brune.

D’autant que le parti unique de la Droite ne permet pas aux électeurs d’entendre une autre musique, que celle mise en oeuvre à l’Elysée par le Chef de l’Etat français.

Le sondage du Monde nous apprend que plus de 50 % des sympathisants UMP adhèrent aux « critiques de la société exprimées par le FN ». Ils expriment fortement leur partage de vue, avec le FN, sur la justice, la délinquance, les valeurs traditionnelles, l’immigration, l’islam, l’identité nationale.

Et cette expression est bien le résultat de la politique menée par Nicolas Sarkozy, en direction de l’électorat FN, qui est dans les faits, une véritable main tendue, pour un partage des valeurs.

Pourtant, loin d’assécher le Front national, cette politique l’a remis en selle.

Un FN, pourtant exsangue, ruiné et divisé. Mais, qui voit s’ouvrir devant lui, une voie royale. Celle de la respectabilité.

En élisant à sa tête, Marine Le Pen, le FN fait, sans doute, le pari de l’ouverture. Peut-être pas encore, une ouverture politique. Mais, une brèche s’est ouverte et va permettre aux lepénistes d’accroître leur influence sur la Droite.

Les post-fascistes italiens de Gianfranco Fini ont ouvert la voie. En se disciplinant, l’extrême-droite a accès aux responsabilités, lorsque la droite classique est faible.

Et la Droite, en France, est faible. Nicolas Sarkozy est très impopulaire. Son gouvernement est discrédité et impuissant à résoudre les problèmes qu’il a lui même créer. Chaque élection intermédiaire a été une débâcle pour la majorité, que seules, les institutions de la Ve République, sauvent de la dislocation.

L’élection de Marine Le Pen fait aussi sauter un verrou. Celui du rejet de Jean-Marie Le Pen. La fille a souvent pris ses distances avec le Président du FN. Notamment sur ses déclarations antisémites. De quoi, la faire passer pour modérée.

Mais comme l’a récemment déclaré, Jean-Michel Baylet, Président du PRG : « Le FN light n’existe pas ».
Sa récente percée médiatique sur la question de la laïcité, valeur républicaine, s’il en est, peut aussi brouiller l’image d’un FN, plus souvent de confession chrétienne traditionaliste. Mais, cette percée se fait au détriment des musulmans de France. Question sur laquelle, elle est désormais proche des sentiments de la Droite gouvernementale.

Oui, le ver est dans le fruit.

La Droite de gouvernement saura-t-elle se ressaisir ? Qui pourra repousser les tentations d’alliance, sinon électorales, du moins idéologiques ?

Existe-t-il, dans les rangs de la Droite, un Georges Mandel, le symbole de la droite républicaine des années 30, qui sut dire non au pétainisme et qui le paya de sa vie ?

Ou n’est-il pas déjà trop tard ?

Les choix idéologiques de Nicolas Sarkozy, comme l’adhésion des sympathisants de l’UMP aux thèses du FN, tentent à prouver que la Droite républicaine n’est plus en mesure de résister aux idées du Front national.

 

 







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