Les deuxièmes Rencontres Militantes des Radicaux de Gauche

22052018

Les deuxièmes Rencontres Militantes auront lieu sur Paris le 9 juin 2018.

Ce sera l’occasion de décider ensemble des grandes étapes à venir pour Les Radicaux de Gauche, d’échanger sur la structuration de nos fédérations et sur les axes de communication.

Informations pratiques :

À 9h30
Au théâtre Edgar, 58 boulevard Edgar Quinet, 75014 Paris
métro Edgar Quinet ligne 6
métro Gare Montparnasse lignes 4, 6, 12, 13.

Inscription sur Facebook : http://lesradicauxdegauche.fr/evenements/deuxiemes-rencontres-militantes-le-9-juin-2018-a-paris/

rencontresradicales




L’indépendance des Radicaux ne passe pas par un pacte avec Macron

21012018
L’idée d’un « pacte avec Emmanuel Macron » lancé dans l’Est républicain, par le co-président du Mouvement Radical, Laurent Hénart à de quoi surprendre ceux, qui issus du PRG, ont une fibre profondément sociale et républicaine.
En effet, les attaques verbales ou factuelles, contre les plus défavorisés, les retraités, les chômeurs, les migrants, la laïcité, de la part du Président de la République et de sa majorité, mais aussi, la retraite en rase campagne du gouvernement sur la question de Notre-Dame-des-Landes, donnant raison à l’illégalité, contre la République, ont de quoi interpeler tout Radical de gauche.
Proposer un pacte, au titre que nous aurions des points de vue proches sur la question européenne, semble être un argument un peu restreint et n’est pas le meilleur moyen de faire entendre la voix singulière du radicalisme sur ce sujet et sur tous ceux, sociaux, économiques ou sociétaux qui préoccupent nos concitoyens.
D’autant, que rien nous assure que nous ayons une vraie vision commune avec la majorité sur l’avenir de  l’Europe, des droits de ses citoyens, de sa place dans le monde et de ses rapports avec celui-ci.
De plus, le Mouvement Radical a été fondé sur l’idée d’une indépendance vis-à vis d’anciennes coalitions, auxquelles les Radicaux étaient liés. A peine, cette indépendance acquise, il faudrait que le MR se précipite dans les bras d’une alliance, encore plus étouffante que les précédentes.
La plupart d’entre-nous, avons voté pour Emmanuel Macron, au second tour de la présidentielle. Ce vote s’inscrivait dans des circonstances particulières.
Et ne valait, en aucun cas, adhésion à sa politique.
Un débat, au sein des Radicaux, sur la question, est urgent, pour éclaircir les positions. Et de permettre, à chacun de décider de son avenir ou de son action, au sein du nouveau mouvement.



Alors, en route vers le Mouvement Radical ?

11012018

Le 9 décembre 2017, les Radicaux valoisiens, ex-membres de l’UDI, et les Radicaux de gauche ont, par un congrès fondateur, fusionné.

Une fusion décidée après plusieurs décennies de séparation, dues à la « frontière » idéologique qui séparait la politique française, en 2 blocs, plus ou moins égaux.

A l’aube des années 1970, une partie des Radicaux décidaient de rejoindre la construction d’une Gauche, qui serait capable d’arriver au pouvoir, sur la base d’un programme politique, économique et social, le Programme commun. Une alliance politique qui unissait déjà les Socialistes et les Communistes et qu’allait donc rejoindre, les Radicaux de progrès, au sein du Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG).

La stratégie du Programme Commun allait permettre, après maintes péripéties, à la Gauche de conquérir le pouvoir, par l’élection de François Mitterrand et par l’arrivée d’une majorité progressiste à l’Assemblée nationale.

Les Radicaux de gauche, alliés au PS et occasionnellement au PCF, allaient participer à toutes les majorités de gauche qui suivront la victoire de 1981. Et voter les grandes lois de progrès, que les gouvernements de gauche allaient mettre en œuvre (Abolition de la peine de mort, fin du monopole public sur la radiodiffusion, lois Auroux, 5eme semaine de congés payés, 39 heures, puis 35 heures de travail hebdomadaire, impôt de solidarité sur la fortune, retraite à 60 ans, création du RMI et de la CMU, mariage pour tous, …) .

Au gouvernement. Mais aussi dans les majorités de gauche, dans les communes, les départements, les régions, où les élus Radicaux de gauche firent entendre la singulière voix du radicalisme, qui depuis la seconde moitié du 19eme siècle, se différencie par sa vision réformiste de la société, du socialisme, puis du communisme, plus « révolutionnaires ».

La doctrine radicale entend être une voie entre le libéralisme qui écrase et le socialisme qui accapare. Elle préconise pour l’Etat, un rôle de protecteur social pour les plus faibles, en mettant fin aux abus du capitalisme.

A cette vision sociale et économique de la nation, les Radicaux y ajouteront le leadership du combat contre l’emprise du clergé sur la société. Ils seront ainsi rapidement les défenseurs inconditionnels de la laïcité.

Forme républicaine du régime, laïcité, libertés individuelles et d’entreprendre, solidarisme sont les marques intemporelles du radicalisme. Ce que les Radicaux de gauche mettront toujours en avant, parfois très minoritairement dans les majorités auxquelles ils participaient.

Ce qui les classifiait, sur l’échiquier politique au centre-gauche. Une position politico-géographique qui en faisait un allié utile pour élargir les majorités aux classes moyennes et à la petite bourgeoisie.

Du moins, tant que leur principal allié, le PS demeurait un parti de gauche, en conformité avec son idéologie. Mais, sa mutation social-démocrate l’entrainait vers des rivages éloignés de ses fondements doctrinaux. Et, l’amenait à souvent dépasser les Radicaux de gauche sur leur droite. J’en veux pour preuve, les multiples rappels effectués par Roger-Gérard Schwartzenberg, Président du groupe Radical de gauche de l’Assemblée nationale, sur notamment, le CICE et son manque de contreparties sur l’emploi , fixées aux entreprises.

Le quinquennat Hollande fut, en la matière, un exemple de dérive idéologique. Certes, tout n’est pas à jeter dans la politique menée par les différents gouvernements du mandat 2012-2017, mais il faut bien avouer, qu’en pratiquant une politique exclusivement pro-business,  la gauche de gouvernement et en particulier le PS, s’est disloquée durant la période, sous les coups combinés des frondeurs, de la contestation sociale, de la crise et d’une gouvernance quelques fois hasardeuse.

Les Radicaux de gauche semblaient, sur la période, conserver la tête sur les épaules. L’éventuelle participation à la présidentielle devait nous permettre de faire mieux entendre nos options pour la France, tout en défendant notre action au gouvernement et en mettant en avant, les quelques points positifs du mandat Hollande. Le parti prit le décision in fine, qu’il se contenterait d’une participation à la primaire de la gauche de gouvernement. Probablement une erreur, car cette primaire express à fait ressortir une sorte d’impréparation que les mois de campagne présidentielle auraient pu gommer.

D’autant plus qu’une fois la primaire expédiée,  les Radicaux de gauche allaient se retrouver dans la nature, à la merci de toutes les tentations plus ou moins libérales. Ce qui se présenta rapidement, avec la candidature d’Emmanuel Macron, que d’aucun pensait être l’héritier du hollandisme. Mais que beaucoup rejoignaient par opportunisme. Certes, il s’agissait là d’un pari, mais la dose d’opportunisme était dominante.

Les élections mirent en évidence l’écroulement de la gauche de gouvernement, comme de celle de contestation. Les Radicaux de gauche payaient aussi leur tribut à cette défaite. Ils perdaient leur groupe parlementaire et ne voyaient que 2 députées reconduites à l’Assemblée.

La droite résistait mieux, mais en sortait, l’avenir le démontrera, profondément divisée.

Divisés, hors du jeu, financièrement exsangues, les Radicaux de gauche s’interrogèrent sur l’avenir de leur parti.

Profitant de la recomposition politique qui faisaient suite à la victoire d’Emmanuel Macron, un projet de réconciliation des Radicaux fut lancé. PRG et PRV (radicaux valoisiens) s’entendirent pour tenter de mettre fin à 45 années de séparation et essayer de peser sur le « nouveau monde » politique.

C’est ainsi que fut lancé, le 9 décembre 2017, le Mouvement Radical (MR). Et comme, il fallait faire plaisir à chacun, on lui attribua les qualificatifs de social et de libéral.

Mais, cette réconciliation ne s’est pas faite sans douleur. A droite, comme à gauche. Des élus, des militants ont préféré quitter leurs partis d’origine respectifs. Certains ont rejoint l’UDI, d’autres ont créé un nouveau mouvement radical de gauche. Et d’autres ont cessé de militer. Il faut bien avouer que les 2 partis se sont souvent trouvés en opposition, dans tous les exécutifs où ils ont travaillés.

Cependant, et pour mon propre avis, il est regrettable que certains, qui se revendiquent d’un radicalisme social et progressiste, aient choisi de quitter la barque radicale. En effet, dans l’époque actuelle, où le macronisme triomphant risque de dicter, indirectement, la politique du nouveau mouvement, déjà trop macronophile, une forte aile gauche, capable d’engager le MR sur une voie empreinte de solidarité, de progrès et de justice, avec de puissantes voix, aurait été un atout et une aide certaine pour ceux qui désirent faire entendre leur engagement de gauche au sein du Mouvement Radical.

Aujourd’hui, les Radicaux sont éparpillés façon puzzle aux 4 coins du centre politique français. Ils sont présents à l’UDI, à En Marche, au MR et au nouveau parti Les Radicaux de Gauche, et malgré cela, leur influence sur la politique nationale n’a jamais été aussi faible. Et leur avenir n’est en rien assuré.

Le Mouvement Radical se veut indépendant de toutes les formations politiques. C’est louable, mais ce ne sera pas tenable. S’il désire participer à des exécutifs, à des majorités, il lui faudra bien passer des alliances avec d’autres formations. Il semble clair, que dans l’esprit des dirigeants du mouvement, l’alliance avec les macronistes se dégage comme une évidence. Mais, la politique exercée depuis juin 2017, va à l’encontre des engagements profonds de nombreux radicaux (les récentes déclarations du Président de la République, sur la laïcité, par exemple). Adhérer à cette politique serait franchir une ligne qui mettrait à mal la cohésion du nouveau mouvement et détournerait de lui, de nombreux militants, à l’engagement profondément ancré à gauche.

Trois alternatives s’offrent donc à cette nouvelle formation.

L’indépendance totale, ce qui lui fermera, pour longtemps l’accès à toutes responsabilités nationales.

L’alliance avec En Marche, qui en fera de nouveau un Parti radical de droite.

Une alliance avec une gauche européenne et social-démocrate, un centre progressiste et laïque et une écologie responsable. Peut-être au sein d’une fédération politique.

Une nouvelle période s’affirme pour le radicalisme.

Il est à espérer que ce qui a couté très cher au PRG, un phénomène de cour, qui  réduisait les orientations politiques à l’ambition personnelle de quelques uns, disparaitra dans cette nouvelle formation.

De plus, de ses engagements futurs, sociaux et sociétaux, dépendra mon engagement dans ce radicalisme à la mode MR. Mes attentes ne sont pas grandes, 28 ans d’engagement m’ont appris à ne point trop attendre d’instances nationales, mais elles sont exigeantes.

Elles se résument en 3 mots : République, Solidarité et Progrès.




Décès de Jean-Francois Hory

28122017

C’est avec tristesse que j’apprends la disparition de Jean-François Hory, ancien Président du Mouvement des Radicaux de Gauche.

Ancien député de Mayotte, puis Eurodéputé, il devint Président du MRG en 1992.

C’est une grande figure du radicalisme de gauche qui s’éteint.

J’adresse mes condoléances et mes pensées les plus chaleureuses à sa famille et à ses proches.

hory

 




60ème anniversaire du Traité de Rome : l’Europe doit se réinventer !

25032017

Article paru sur le site national du Parti Radical de Gauche

À quelques jours du déclenchement de la procédure du Brexit, l’Union européenne célèbre les soixante ans du Traité de Rome. Cosigné par Maurice Faure, ce grand ministre radical, le Traité de Rome a été la première pierre d’un avenir commun, promesse de paix, de prospérité et de fraternité.

La crise de la zone euro, la crise des réfugiés et la montée des souverainismes ont depuis considérablement affaibli le projet européen. Promesse de paix, elle est attaquée par le terrorisme. Promesse de prospérité, elle est souvent perçue comme source de chômage. Promesse de fraternité, elle voit proliférer les populismes sur fond d’euroscepticisme.

À l’heure où certains revendiquent une sortie de l’Union européenne, les Radicaux de gauche appellent à relancer et réinventer sa construction. En réponse à la crise de confiance qui traverse notre continent, l’Union doit se faire plus politique, plus démocratique.

Pour Sylvia Pinel, Présidente du PRG : « Il nous faut rechercher résolument les voies et les moyens d’un nouvel élan pour l’Europe, identifier tous les lieux où la construction européenne devrait être relancée et en prescrire les moyens. Il nous faut aussi convaincre, donner à nos concitoyens le goût de l’Europe, le désir d’Europe. Pour cela, l’Union européenne doit être plus proche de ses citoyens, et reconnue dans ses interventions utiles et nécessaires. »

Le PRG porte un projet européen qui ne serait pas seulement utilitaire. Celui d’une Europe fédérale, à plusieurs vitesses, construite autour d’un noyau dur composé du couple franco-allemand et des États fondateurs. Celui d’une Europe politique, conduite par un gouvernement économique de la zone euro. Celui d’une Europe plus forte grâce à des moyens de coopération renforcés, notamment en termes de fiscalité, d’énergie, de renseignement et de défense.




Connaitre et rejoindre le Parti Radical de Gauche

13012017

Ce clip va vous faire connaitre l’histoire et les idées du PRG

nouveau-logo-PRG-2013

Le Parti Radical de Gauche est à la fois le plus ancien parti politique français et un des plus jeunes. Fondé en 1973, il se rattache, par ses origines, son esprit et son nom, à une tradition qui remonte au milieu du XIXe siècle. Le radicalisme et les radicaux jouent en effet un rôle essentiel dans la vie politique française depuis près d’un siècle et demi.

http://www.dailymotion.com/video/x29fhji

Alors, si vous étiez radical ou radicale de gauche sans le savoir.

http://www.dailymotion.com/video/xzfj9r

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous rejoindre en retournant ce bulletin d’adhésion au siège du PRG.

fichier pdf adhesion prg

Vous pouvez aussi suivre l’actualité du PRG77 et du PRG Val d’Europe sur facebook

fbprg77 1

Et pour en savoir plus, vous pouvez aller sur le site national du PRG : http://www.partiradicaldegauche.fr/







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