60ème anniversaire du Traité de Rome : l’Europe doit se réinventer !

25032017

Article paru sur le site national du Parti Radical de Gauche

À quelques jours du déclenchement de la procédure du Brexit, l’Union européenne célèbre les soixante ans du Traité de Rome. Cosigné par Maurice Faure, ce grand ministre radical, le Traité de Rome a été la première pierre d’un avenir commun, promesse de paix, de prospérité et de fraternité.

La crise de la zone euro, la crise des réfugiés et la montée des souverainismes ont depuis considérablement affaibli le projet européen. Promesse de paix, elle est attaquée par le terrorisme. Promesse de prospérité, elle est souvent perçue comme source de chômage. Promesse de fraternité, elle voit proliférer les populismes sur fond d’euroscepticisme.

À l’heure où certains revendiquent une sortie de l’Union européenne, les Radicaux de gauche appellent à relancer et réinventer sa construction. En réponse à la crise de confiance qui traverse notre continent, l’Union doit se faire plus politique, plus démocratique.

Pour Sylvia Pinel, Présidente du PRG : « Il nous faut rechercher résolument les voies et les moyens d’un nouvel élan pour l’Europe, identifier tous les lieux où la construction européenne devrait être relancée et en prescrire les moyens. Il nous faut aussi convaincre, donner à nos concitoyens le goût de l’Europe, le désir d’Europe. Pour cela, l’Union européenne doit être plus proche de ses citoyens, et reconnue dans ses interventions utiles et nécessaires. »

Le PRG porte un projet européen qui ne serait pas seulement utilitaire. Celui d’une Europe fédérale, à plusieurs vitesses, construite autour d’un noyau dur composé du couple franco-allemand et des États fondateurs. Celui d’une Europe politique, conduite par un gouvernement économique de la zone euro. Celui d’une Europe plus forte grâce à des moyens de coopération renforcés, notamment en termes de fiscalité, d’énergie, de renseignement et de défense.




Connaitre et rejoindre le Parti Radical de Gauche

13012017

Ce clip va vous faire connaitre l’histoire et les idées du PRG

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Le Parti Radical de Gauche est à la fois le plus ancien parti politique français et un des plus jeunes. Fondé en 1973, il se rattache, par ses origines, son esprit et son nom, à une tradition qui remonte au milieu du XIXe siècle. Le radicalisme et les radicaux jouent en effet un rôle essentiel dans la vie politique française depuis près d’un siècle et demi.

http://www.dailymotion.com/video/x29fhji

Alors, si vous étiez radical ou radicale de gauche sans le savoir.

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Si vous le souhaitez, vous pouvez nous rejoindre en retournant ce bulletin d’adhésion au siège du PRG.

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Vous pouvez aussi suivre l’actualité du PRG77 et du PRG Val d’Europe sur facebook

fbprg77 1

Et pour en savoir plus, vous pouvez aller sur le site national du PRG : http://www.partiradicaldegauche.fr/




Et si vous étiez Radical de gauche, sans le savoir !

27112016
http://www.dailymotion.com/video/xzfj9r



Je veux que la Gauche gagne demain !

24112016

Ci-dessous le texte d’Annick Girardin, Ministre de la Fonction publique et vice-présidente du Parti radical de gauche, sur sa volonté de s’engager pour la victoire de la gauche, en 2017, paru sur son blog.

Pour visiter le blog d’Annick Girardin : http://annickgirardin.unblog.fr/

girardinblog

  » De Saint-Pierre et Miquelon, où j’anime des consultations d’agents pour construire la fonction publique de demain, je salue les militants du Parti Radical de Gauche qui se réunissent en Convention présidentielle le samedi 26 novembre à Paris.

Nous y déciderons de notre stratégie en vue des échéances électorales de 2017.
Dans ce processus, les militants auront toute leur place car ne l’oublions jamais, notre parti ne vit que par et pour eux.

Si, certains évoquent l’abattement de la gauche, je rappelle que la combativité anime les Radicaux de gauche. Nous réfutons le déclinisme et le pessimisme dans lesquels se complaisent trop de responsables politiques, syndicaux, de journalistes et d’intellectuels.

Ministre du Gouvernement, je reste une militante du PRG et je veux que la gauche gagne demain. C’est possible !

Comment ? En refusant les stratégies de division qui conduisent à l’affaiblissement de la fonction présidentielle, en favorisant les conditions du rassemblement de la gauche, en préservant l’unité du parti tout en garantissant notre indépendance à gauche.

Etre impliqué dans l’action gouvernementale ne doit pas empêcher le PRG de se projeter dans l’avenir. Pour cela, il nous faut relancer collectivement les grands chantiers qui fondent notre identité politique mais qui ont été mis entre parenthèses. Je pense aux réflexions sur une 6ème République, à la lutte contre l’isolement géographique et social de nos territoires en particulier en outre-mer, à la défense d’une laïcité émancipatrice, à l’édification d’une Europe fédérale et sociale ou encore aux problématiques liées à la fin de vie…

Ces sujets ne sont pas déconnectés de la réalité. Au contraire ce sont des réponses concrètes au populisme qui gagne progressivement les esprits et permettent de lever les blocages qui paralysent notre société. Ils constituent des outils indispensables pour remobiliser les Français, notamment les plus jeunes, autour du projet républicain. Ils sont les ferments de l’unité de demain !

Face à la droite qui prépare une casse sociale sans précédent, nous devons rester mobilisés. Notre histoire, le radicalisme et la gauche ne se gomment pas. Vous pouvez compter sur mon engagement à vos côtés !

Bonne Convention présidentielle à toutes et tous ! « 

Annick Girardin, Vice-Présidente du Parti Radical de Gauche




Congrès de La Rochelle : en route vers 2017 ! par Sylvia Pinel

23072016

Les 2, 3 et 4 septembre prochains aura lieu à La Rochelle notre Congrès national.

C’est un moment charnière pour notre parti puisque, outre le choix de celui ou celle qui présidera le PRG pour les trois prochaines années, il doit nous permettre de définir notre stratégie pour les élections présidentielle, législatives et sénatoriales de 2017. Nous devrons aussi définir clairement le projet de société, le cap, la vision que nous voulons porter et soumettre au jugement des Français car c’est aussi cela qu’ils attendent. Je vous invite donc à entamer vos réflexions et discussions et à préparer en amont vos argumentaires et propositions.

Il sera également question d’Europe. Le Brexit nous oblige à repenser la construction européenne. Ce choc, cette victoire du conservatisme et du repli est une plaie qui mettra du temps à guérir et constitue un invraisemblable recul pour tous les pro-européens. Cela ne doit pas nous pétrifier, au contraire, mais être vu comme une opportunité pour avancer de nouveau, avec notre partenaire allemand et les pays de la zone euro qui le souhaitent, vers davantage d’intégration politique pour notre continent. L’Europe ne peut plus se permettre d’être un simple espace de coopération économique ou de rigueur budgétaire.

Radicaux de Gauche, nous prendrons, avec fierté, toute notre part dans ce travail de relance de l’ambition fédérale européenne. C’est par des propositions novatrices, l’affirmation de valeurs fondamentales, humanistes et sociales et en assumant clairement notre volonté de construire les Etats-Unis d’Europe que nous montrerons efficacement la voie.

La proximité de notre Congrès avec ce bouleversement sur la scène européenne est une réelle occasion de nous retrouver autour d’un idéal qui nous rassemble tous et qui a été, depuis notre création, un des ciments de notre unité.

C’est donc à un Congrès de travail que je vous convie. J’espère vous y voir nombreux car c’est de l’avenir du radicalisme, de la France et de l’Europe dont il sera question.

Sylvia Pinel – Présidente du PRG




Ecrire une nouvelle page de l’histoire du radicalisme en France, dans une tradition progressiste, solidariste et libertaire

23072016

Contribution au congrès du PRG des 2 au 4 septembre 2016, signée par de nombreux militants du PRG77

Le radicalisme est le plus ancien courant politique républicain en France : il a notamment été à l’origine de la loi de séparation des Églises et de l’État en 1905, de la création du ministère du Travail et des retraites ouvrières et paysannes, ainsi que de l’instauration de l’impôt progressif sur le revenu et de la création du mouvement mutualiste (initié par Léon Bourgeois).

À toutes les grandes périodes de l’histoire de la gauche en France, les Radicaux puis les Radicaux de gauche ont répondu présents : lors du Front populaire, dans la Résistance autour de la figure de Jean Moulin, dans le combat anticolonial avec Pierre Mendes-France, dans la création de la Fédération de la Gauche Démocratique et Socialiste, puis de l’Union de la gauche, de la Gauche plurielle et dans la mise en œuvre des Primaires citoyennes.

Notre tradition et notre histoire s’enrichissent des traditions solidaristes de Léon Bourgeois, progressistes de Pierre Cot et Madeleine Zay, et libertaires dans la défense ardente des libertés. Aujourd’hui que la politique en France suscite un rejet sans précédent dans l’opinion publique, notre conviction est qu’il faut rassembler toute la gauche et les écologistes pour écrire une nouvelle page de l’histoire de la gauche, forte de notre tradition radicale, dans le refus commun des politiques de régression en matière sociale, de laïcité, de défense des droits des étrangers et sur le plan sécuritaire qu’incarnent la droite et l’extrême-droite.

La gauche de gouvernement n’a jamais eu d’ennemi à gauche : ceux qui encouragent des clivages internes à la gauche, voire lorgnent vers la droite en faisant croire que le clivage gauche-droite est dépassé, portent le danger mortifère de la division des forces progressistes en France, et de leur élimination du second tour des échéances électorales majeures de 2017, l’élection présidentielle et les élections législatives.

Nous plaidons donc pour le rassemblement le plus large, suivant une stratégie claire :

- les conditions d’une participation du PRG à la primaire telle que proposée par Mr Cambadelis n’étant aujourd’hui pas réunies, il faut dès à présent envisager une candidature PRG à l’élection présidentielle elle-même, car nous ne pouvons pas être absents de cette échéance majeure ;

- des candidatures radicales nombreuses aux élections législatives, qui doivent permettre à la fois la reconduction de tous nos sortants et candidats de second tour en 2012 dans le cadre d’un accord avec le Parti socialiste, et l’implantation PRG renforcée dans le plus grand nombre possible d’autres circonscriptions, en autonomie ou en coalition avec d’autres forces de gauche et écologistes, partout où nos moyens le permettront et où notre présence n’entraîne pas de risque de perte d’un siège pour la gauche. Par ailleurs, nous défendrons le principe du désistement républicain afin d’empêcher toute élection d’un député d’extrême-droite. Une stratégie doit s’appuyer sur une ligne politique claire. Plusieurs d’entre nous l’avaient déjà affirmé lors d’une contribution commune au précédent Congrès de notre parti, en 2015 : la solidarité gouvernementale n’exclut pas un regard critique et lucide sur l’action conduite, sachant que plusieurs des réformes mises en œuvre n’avaient été ni annoncées, ni concertées.

Des avancées incontestables ont eu lieu depuis 2012 : le rétablissement des moyens du service public de l’éducation nationale, la mise en place de nouveaux parcours d’accès à l’emploi pour les plus jeunes, l’instauration du mariage pour tous et la suppression du délit de solidarité avec les étrangers. Plusieurs changements majeurs sont à mettre à l’actif de nos ministres et de nos parlementaires : la réforme du financement de l’accession au logement que nous devons à Sylvia Pinel, la fin du gel du point d’indice de la fonction publique qu’a obtenue Annick Girardin, la diminution de la baisse des dotations aux collectivités territoriales pour laquelle a bataillé avec succès Jean-Michel Baylet, la lutte engagée par Thierry Braillard contre toutes les formes de discriminations dans le sport, qu’elles soient basées sur les origines, le sexe, l’orientation sexuelle ou le handicap, la création des métropoles – dotées notamment de moyens accrus pour la construction de logements – qu’a portée Anne-Marie Escoffier, ainsi que l’allongement de la période d’interdiction du licenciement des jeunes mères à leur retour dans l’entreprise, … sans oublier l’action déterminante des radicaux pour préserver l’existence des départements ou la défense des principes laïques à tous les niveaux de notre société tiraillée par les dérives communautaristes.

Mais d’autres engagements de François Hollande ont été abandonnés, comme le droit de vote des étrangers aux élections locales, la réforme de la fiscalité, ou le non-respect par le patronat des contreparties attendues de l’important effort consenti avec la mise en œuvre du CICE (où est donc le million d’emplois promis ?…).

La fin des fermetures de services publics dans les zones rurales ou les zones urbaines défavorisées, que nous avions défendue lors des primaires citoyennes, reste d’actualité, comme la relance de la construction d’une Europe fédérale, l’abrogation du Concordat en Alsace-Moselle, la mise en place d’un vrai droit à choisir de mourir dans la dignité ou la légalisation de la consommation et de la culture de cannabis.

Enfin, et sans rentrer dans le détail desdites réformes, nous ne pouvons que déplorer la manière pour le moins contestable de mener certaines réformes, les conduisant à l’échec (comme la déchéance de nationalité) ou à de sérieuses difficultés (comme la loi travail El-Khomri, sa première version inacceptable et ses versions successives toujours imparfaites et/ou discutables) : là où notre société aurait besoin de concertation, d’apaisement et de consensus on en arrive à toujours plus de fractures, de rancœurs et de divisions, sur fond de défiance démocratique, de replis identitaires/corporatistes/clientélistes et de dérives extrémistes… Cela n’est pas la République une et indivisible, laïque et sociale, que nous voulons, celle fondée sur une démocratie politique et sociale apaisée et constructive, respectueuse de chacun de ses corps intermédiaires et plus attachée à l’intérêt général à long terme qu’à la posture tactique ou la petite communication de court terme !…

Membres de la majorité, mais non socialistes, nous avons une place particulière et un rôle à jouer qui nous est propre, s’inscrivant dans notre tradition solidariste, progressiste, laïque, libertaire et eurofédéraliste :

- défenseurs des libertés publiques, nous refusons que la mise en œuvre de la nouvelle loi sur le renseignement fasse fi du respect des libertés individuelles dans un déséquilibre entre le juge et le policier, ni que la France s’enferme dans un état d’urgence permanent ;

- attachés au pacte social et républicain issu du Front populaire et de la Résistance, nous n’acceptons pas les fermetures de services publics de la santé et de la justice ni la baisse continue des dotations aux collectivités locales, échelons indispensables à la mise en place des politiques sociales de proximité, ni la marche forcée vers des intercommunalités non démocratiquement et librement choisies ;

- solidaristes de convictions, convaincus que l’épanouissement individuel doit s’inscrire dans le cadre d’une société solidaire protectrice de chacun dans l’intérêt de tous, nous plaidons pour l’instauration d’un revenu universel, qui permette de refonder le dispositif d’aides sociales aujourd’hui dépassé et d’instaurer un plus juste partage des richesses produites (en complément de la nécessaire réforme de la fiscalité) ;

- parce qu’elle ne peut plus être remise à plus tard, il faut mettre en œuvre cette profonde réforme fiscale : la fiscalité des entreprises doit être refondée pour avantager l’artisanat et les PME et non les grands groupes, tandis que la fiscalité des ménages doit rejouer un rôle redistributif : en particulier, le bouclier fiscal mis en œuvre depuis 2012 est le plus favorable aux grandes fortunes jamais instauré dans notre pays ! La fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG et la révision des bases locatives de la taxe d’habitation, anciennes et datées, sont des propositions anciennes de notre parti plus que jamais d’actualité – eurofédéralistes depuis toujours, nous entendons voir se mettre en œuvre une véritable gouvernance politique de l’Union Européenne, sans doute en commençant par son « noyau dur » de 6 à 8 pays se retrouvant sur ces objectifs communs, permettant de mettre en œuvre une diplomatie enfin coordonnée ainsi que de nouvelles politiques sociales (smic) et stratégiques notamment dans le domaine industriel avec une priorité donnée à la recherche, pour créer une relance keynésienne sur le continent européen et élever le niveau de croissance potentielle, sans oublier le principe de laïcité qui doit devenir la norme et non l’exception en Europe

Sur ces sujets comme sur tant d’autres, la France et la gauche ont plus que jamais besoin d’un Parti Radical de Gauche puissant, clair sur ses objectifs et fidèle à ses traditions. Telle est notre ambition pour écrire, ensemble, une nouvelle page de l’histoire du radicalisme en France, dans une tradition progressiste, solidariste, laïque et libertaire.







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