Les convictions radicales, ce n’est pas de la godille !

8022019

Le radicalisme est une doctrine plus que centenaire et son histoire se confond avec la République. J’ose même le dire que le Radicalisme, c’est la République. Son positionnement à gauche à toujours été pour moi, une évidence. C’est pour cela, qu’en 1989, j’ai adhéré à ce qui était alors le MRG.

Au fil des ans, j’ai constaté amèrement que mon parti devenait un syndicat d’intérêts particuliers, tenu par quelques barons, faisant congrès après congrès, allégeance au monarque absolu. Monarque qui choisissait ses vassaux, les fayots du cassoulet, et ses opposants.

Ce parti n’était alors plus la République.

Mais était-il possible d’être radical, en dehors du Radicalisme ?

A cela, ce sont ajoutées, les pertes électorales qui scrutin après scrutin, amenaient à la disparition des radars électoraux, du radicalisme. Mais, l’essentiel était sauf, le monarque conservait sa couronne, de plus en plus petite, et il attribuait, avec l’aide de nos alliés, des fiefs aux barons et parfois aux baronnes.

Cependant, l’irruption d’un pseudo nouveau monde allait rebattre les cartes.

Le monarque n’était plus en position de sauver sa place, ni celle de ses derniers fidèles. Non pas, par une espèce de conjuration de « jeunes turcs », prêts à prendre le parti, comme on cueillerait un fruit trop mûr, mais simplement par le fait que, par ce système, le PRG devenait une coquille vide.

Un système qui n’avait pas su retenir des députés sortants partis chez Macron, il n’avait pas jugé inopportun de voir des ministres issus de nos rangs, nommés dans le gouvernement, tout juste avait-il sauvé le siège de députée de la royale protégée, qui par le plus grand des hasards, ne trouva pas de candidat LREM face à elle.

Il fallait sauver les meubles, il fallait sauver les positions, il fallait sauver la Dauphine.

Alors, naquit la brillante idée, en ces temps de remue-méninge politique, de reconstituer un parti radical unique, basé sur l’indépendance, sur la reconquête, sur la construction européenne. Un parti radical digne de son histoire et repartant de zéro.

Et était-il possible d’être radical, en dehors du Radicalisme ?

Je me souviens que n’avoir été pas très emballé par le sujet et que je discernais bien les dérives possibles de cette fusion. Que celle-ci se ferait au prix du reniement de notre histoire, de nos alliances, de nos convictions, de notre investissement radical dans les gouvernements et diverses majorités de gauche. Au prix de nos silences répétés, face à la destruction de notre pacte social, aux accommodements présidentiels avec la laïcité et aux atteintes programmées de la démocratie parlementaire. Des craintes justifiées. Et je m’étais donné un délai de réflexion raisonnable pour prendre une position définitive. Mais la dérive se faisant de plus en plus pressante, j’ai décidé de ne plus l’accompagner. Ainsi, que les femmes et les hommes responsables de celle-ci.

Des femmes et des hommes, qui aujourd’hui, ne se retrouvant pas dans les positions qu’ils recherchaient pour eux-mêmes, se voyant manœuvrer par plus malins qu’eux et se retrouvant minoritaires, donc plus en position de jouer les distributeurs de grâces, ont décidé, sous la forme d’une lettre digne de matamore, de quitter leurs nouveaux amis, pour redevenir maitres chez eux et reprendre le jeu d’hier, sans comprendre que les temps avaient changé.

Si PRG, il doit y avoir de nouveau, il ne peut se faire avec les fossoyeurs du PRG d’hier, monarque comme vassaux.

Certes le Mouvement Les Radicaux de Gauche n’est pas parfait, parfois il reproduit des méthodes d’hier, peut-être dans l’ urgence. Mais, la chance de ce parti est qu’il est neuf, et qu’il nous appartient à tous d’en faire ce parti radical de gauche, républicain et démocratique, que n’était plus le PRG.

Je regrette par conséquent la décision, de certains de mes amis, de quitter le mouvement Les Radicaux de gauche, avant d’avoir pu laisser à celui-ci le temps de s’installer dans le paysage politique et à ses adhérents d’inventer un nouveau radicalisme de gauche, regardant l’avenir avec confiance.

Cette décision entrainera probablement la disparition, que je souhaite temporaire, de la fédération RDG77.

Pour ma part, je ne m’associerai pas à cette restauration de la monarchie Cassouleto-dépêcho-durocienne, et à ses allers-retours dans les valises macroniennes.

Le Radicalisme à la godille n’est pas pour moi.




Scission entre les Radicaux sociaux-libéraux et les Radicaux valoisiens

7022019

La réaction de la direction des Radicaux de Gauche à la scission entre d’ex-PRG et des radicaux valoisiens.

 » Nous avons pris connaissance des déclarations de certains radicaux sociaux-libéraux annonçant leur volonté de rompre avec le MRSL.

Force est de constater que l’analyse qui nous avait convaincus de l’inanité de la confusion du radicalisme de gauche dans un fourre-tout politique centriste indistinct est désormais partagée par une partie des cadres du MRSL, pourtant à l’époque farouches partisans de cette fusion.

Depuis plus d’un an, les Radicaux de Gauche ont pris le parti de maintenir vivantes les valeurs du plus vieux parti de France. Convaincus qu’il existe encore une gauche et une droite politiques, alternative nécessaire à une démocratie vivante, nous portons clairement nos positions en faveur d’un projet de société progressiste, européen, laïque, écologique et solidaire.

Notre mouvement est par définition ouvert à tous ceux qui partagent ces valeurs, c’est pourquoi nous invitons celles et ceux qui, lassés par les errements politiques qui se succèdent depuis 18 mois, souhaitent s’inscrire dans un engagement politique sincère et cohérent à nous rejoindre. »

Virginie Rozière et Stéphane Saint-André,

co-Présidents des Radicaux de Gauche




Universités d’été des Radicaux de Gauche – communiqué du RdG 77

11092018

Communiqué des Radicaux de Gauche de Seine & Marne, suite aux universités d’été du mouvement Les Radicaux de Gauche, à St-Nazaire, les 8 et 9 septembre 2018.

 » Les Radicaux de Gauche seine&marnais ont participé aux universités d’été de leur mouvement, ces 8 et 9 septembre, à Saint-Nazaire.

Ce fut l’occasion à la fois de se former et de débattre sur des thématiques et problématiques essentielles comme la laïcité, la lutte contre le sida, l’avenir de l’Union Européenne, ainsi que de définir la place et le rôle qu’entendent prendre les Radicaux de Gauche dans la nécessaire refondation de la Gauche de gouvernement.

Aux côtés de leurs co-présidents nationaux Virginie Roziere et Stéphane Saint-Andre, les Radicaux de Gauche ont également dit leur détermination à constituer une liste pour les prochaines élections européennes, sur la base de nos convictions républicaines, laïques et solidaristes, tout en appelant à l’union de la Gauche. »

David Charpentier, référent des Radicaux de Gauche 77

Lien vers la page facebook des Radicaux de Gauche de Seine-et-Marne

1a




Les deuxièmes Rencontres Militantes des Radicaux de Gauche

22052018

Les deuxièmes Rencontres Militantes auront lieu sur Paris le 9 juin 2018.

Ce sera l’occasion de décider ensemble des grandes étapes à venir pour Les Radicaux de Gauche, d’échanger sur la structuration de nos fédérations et sur les axes de communication.

Informations pratiques :

À 9h30
Au théâtre Edgar, 58 boulevard Edgar Quinet, 75014 Paris
métro Edgar Quinet ligne 6
métro Gare Montparnasse lignes 4, 6, 12, 13.

Inscription sur Facebook : http://lesradicauxdegauche.fr/evenements/deuxiemes-rencontres-militantes-le-9-juin-2018-a-paris/

rencontresradicales




L’indépendance des Radicaux ne passe pas par un pacte avec Macron

21012018
L’idée d’un « pacte avec Emmanuel Macron » lancé dans l’Est républicain, par le co-président du Mouvement Radical, Laurent Hénart à de quoi surprendre ceux, qui issus du PRG, ont une fibre profondément sociale et républicaine.
En effet, les attaques verbales ou factuelles, contre les plus défavorisés, les retraités, les chômeurs, les migrants, la laïcité, de la part du Président de la République et de sa majorité, mais aussi, la retraite en rase campagne du gouvernement sur la question de Notre-Dame-des-Landes, donnant raison à l’illégalité, contre la République, ont de quoi interpeler tout Radical de gauche.
Proposer un pacte, au titre que nous aurions des points de vue proches sur la question européenne, semble être un argument un peu restreint et n’est pas le meilleur moyen de faire entendre la voix singulière du radicalisme sur ce sujet et sur tous ceux, sociaux, économiques ou sociétaux qui préoccupent nos concitoyens.
D’autant, que rien nous assure que nous ayons une vraie vision commune avec la majorité sur l’avenir de  l’Europe, des droits de ses citoyens, de sa place dans le monde et de ses rapports avec celui-ci.
De plus, le Mouvement Radical a été fondé sur l’idée d’une indépendance vis-à vis d’anciennes coalitions, auxquelles les Radicaux étaient liés. A peine, cette indépendance acquise, il faudrait que le MR se précipite dans les bras d’une alliance, encore plus étouffante que les précédentes.
La plupart d’entre-nous, avons voté pour Emmanuel Macron, au second tour de la présidentielle. Ce vote s’inscrivait dans des circonstances particulières.
Et ne valait, en aucun cas, adhésion à sa politique.
Un débat, au sein des Radicaux, sur la question, est urgent, pour éclaircir les positions. Et de permettre, à chacun de décider de son avenir ou de son action, au sein du nouveau mouvement.



Alors, en route vers le Mouvement Radical ?

11012018

Le 9 décembre 2017, les Radicaux valoisiens, ex-membres de l’UDI, et les Radicaux de gauche ont, par un congrès fondateur, fusionné.

Une fusion décidée après plusieurs décennies de séparation, dues à la « frontière » idéologique qui séparait la politique française, en 2 blocs, plus ou moins égaux.

A l’aube des années 1970, une partie des Radicaux décidaient de rejoindre la construction d’une Gauche, qui serait capable d’arriver au pouvoir, sur la base d’un programme politique, économique et social, le Programme commun. Une alliance politique qui unissait déjà les Socialistes et les Communistes et qu’allait donc rejoindre, les Radicaux de progrès, au sein du Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG).

La stratégie du Programme Commun allait permettre, après maintes péripéties, à la Gauche de conquérir le pouvoir, par l’élection de François Mitterrand et par l’arrivée d’une majorité progressiste à l’Assemblée nationale.

Les Radicaux de gauche, alliés au PS et occasionnellement au PCF, allaient participer à toutes les majorités de gauche qui suivront la victoire de 1981. Et voter les grandes lois de progrès, que les gouvernements de gauche allaient mettre en œuvre (Abolition de la peine de mort, fin du monopole public sur la radiodiffusion, lois Auroux, 5eme semaine de congés payés, 39 heures, puis 35 heures de travail hebdomadaire, impôt de solidarité sur la fortune, retraite à 60 ans, création du RMI et de la CMU, mariage pour tous, …) .

Au gouvernement. Mais aussi dans les majorités de gauche, dans les communes, les départements, les régions, où les élus Radicaux de gauche firent entendre la singulière voix du radicalisme, qui depuis la seconde moitié du 19eme siècle, se différencie par sa vision réformiste de la société, du socialisme, puis du communisme, plus « révolutionnaires ».

La doctrine radicale entend être une voie entre le libéralisme qui écrase et le socialisme qui accapare. Elle préconise pour l’Etat, un rôle de protecteur social pour les plus faibles, en mettant fin aux abus du capitalisme.

A cette vision sociale et économique de la nation, les Radicaux y ajouteront le leadership du combat contre l’emprise du clergé sur la société. Ils seront ainsi rapidement les défenseurs inconditionnels de la laïcité.

Forme républicaine du régime, laïcité, libertés individuelles et d’entreprendre, solidarisme sont les marques intemporelles du radicalisme. Ce que les Radicaux de gauche mettront toujours en avant, parfois très minoritairement dans les majorités auxquelles ils participaient.

Ce qui les classifiait, sur l’échiquier politique au centre-gauche. Une position politico-géographique qui en faisait un allié utile pour élargir les majorités aux classes moyennes et à la petite bourgeoisie.

Du moins, tant que leur principal allié, le PS demeurait un parti de gauche, en conformité avec son idéologie. Mais, sa mutation social-démocrate l’entrainait vers des rivages éloignés de ses fondements doctrinaux. Et, l’amenait à souvent dépasser les Radicaux de gauche sur leur droite. J’en veux pour preuve, les multiples rappels effectués par Roger-Gérard Schwartzenberg, Président du groupe Radical de gauche de l’Assemblée nationale, sur notamment, le CICE et son manque de contreparties sur l’emploi , fixées aux entreprises.

Le quinquennat Hollande fut, en la matière, un exemple de dérive idéologique. Certes, tout n’est pas à jeter dans la politique menée par les différents gouvernements du mandat 2012-2017, mais il faut bien avouer, qu’en pratiquant une politique exclusivement pro-business,  la gauche de gouvernement et en particulier le PS, s’est disloquée durant la période, sous les coups combinés des frondeurs, de la contestation sociale, de la crise et d’une gouvernance quelques fois hasardeuse.

Les Radicaux de gauche semblaient, sur la période, conserver la tête sur les épaules. L’éventuelle participation à la présidentielle devait nous permettre de faire mieux entendre nos options pour la France, tout en défendant notre action au gouvernement et en mettant en avant, les quelques points positifs du mandat Hollande. Le parti prit le décision in fine, qu’il se contenterait d’une participation à la primaire de la gauche de gouvernement. Probablement une erreur, car cette primaire express à fait ressortir une sorte d’impréparation que les mois de campagne présidentielle auraient pu gommer.

D’autant plus qu’une fois la primaire expédiée,  les Radicaux de gauche allaient se retrouver dans la nature, à la merci de toutes les tentations plus ou moins libérales. Ce qui se présenta rapidement, avec la candidature d’Emmanuel Macron, que d’aucun pensait être l’héritier du hollandisme. Mais que beaucoup rejoignaient par opportunisme. Certes, il s’agissait là d’un pari, mais la dose d’opportunisme était dominante.

Les élections mirent en évidence l’écroulement de la gauche de gouvernement, comme de celle de contestation. Les Radicaux de gauche payaient aussi leur tribut à cette défaite. Ils perdaient leur groupe parlementaire et ne voyaient que 2 députées reconduites à l’Assemblée.

La droite résistait mieux, mais en sortait, l’avenir le démontrera, profondément divisée.

Divisés, hors du jeu, financièrement exsangues, les Radicaux de gauche s’interrogèrent sur l’avenir de leur parti.

Profitant de la recomposition politique qui faisaient suite à la victoire d’Emmanuel Macron, un projet de réconciliation des Radicaux fut lancé. PRG et PRV (radicaux valoisiens) s’entendirent pour tenter de mettre fin à 45 années de séparation et essayer de peser sur le « nouveau monde » politique.

C’est ainsi que fut lancé, le 9 décembre 2017, le Mouvement Radical (MR). Et comme, il fallait faire plaisir à chacun, on lui attribua les qualificatifs de social et de libéral.

Mais, cette réconciliation ne s’est pas faite sans douleur. A droite, comme à gauche. Des élus, des militants ont préféré quitter leurs partis d’origine respectifs. Certains ont rejoint l’UDI, d’autres ont créé un nouveau mouvement radical de gauche. Et d’autres ont cessé de militer. Il faut bien avouer que les 2 partis se sont souvent trouvés en opposition, dans tous les exécutifs où ils ont travaillés.

Cependant, et pour mon propre avis, il est regrettable que certains, qui se revendiquent d’un radicalisme social et progressiste, aient choisi de quitter la barque radicale. En effet, dans l’époque actuelle, où le macronisme triomphant risque de dicter, indirectement, la politique du nouveau mouvement, déjà trop macronophile, une forte aile gauche, capable d’engager le MR sur une voie empreinte de solidarité, de progrès et de justice, avec de puissantes voix, aurait été un atout et une aide certaine pour ceux qui désirent faire entendre leur engagement de gauche au sein du Mouvement Radical.

Aujourd’hui, les Radicaux sont éparpillés façon puzzle aux 4 coins du centre politique français. Ils sont présents à l’UDI, à En Marche, au MR et au nouveau parti Les Radicaux de Gauche, et malgré cela, leur influence sur la politique nationale n’a jamais été aussi faible. Et leur avenir n’est en rien assuré.

Le Mouvement Radical se veut indépendant de toutes les formations politiques. C’est louable, mais ce ne sera pas tenable. S’il désire participer à des exécutifs, à des majorités, il lui faudra bien passer des alliances avec d’autres formations. Il semble clair, que dans l’esprit des dirigeants du mouvement, l’alliance avec les macronistes se dégage comme une évidence. Mais, la politique exercée depuis juin 2017, va à l’encontre des engagements profonds de nombreux radicaux (les récentes déclarations du Président de la République, sur la laïcité, par exemple). Adhérer à cette politique serait franchir une ligne qui mettrait à mal la cohésion du nouveau mouvement et détournerait de lui, de nombreux militants, à l’engagement profondément ancré à gauche.

Trois alternatives s’offrent donc à cette nouvelle formation.

L’indépendance totale, ce qui lui fermera, pour longtemps l’accès à toutes responsabilités nationales.

L’alliance avec En Marche, qui en fera de nouveau un Parti radical de droite.

Une alliance avec une gauche européenne et social-démocrate, un centre progressiste et laïque et une écologie responsable. Peut-être au sein d’une fédération politique.

Une nouvelle période s’affirme pour le radicalisme.

Il est à espérer que ce qui a couté très cher au PRG, un phénomène de cour, qui  réduisait les orientations politiques à l’ambition personnelle de quelques uns, disparaitra dans cette nouvelle formation.

De plus, de ses engagements futurs, sociaux et sociétaux, dépendra mon engagement dans ce radicalisme à la mode MR. Mes attentes ne sont pas grandes, 28 ans d’engagement m’ont appris à ne point trop attendre d’instances nationales, mais elles sont exigeantes.

Elles se résument en 3 mots : République, Solidarité et Progrès.







LIVRY SUR SEINE |
Le blog des idées non-reçue... |
le blog réactif aux imbécil... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MoDem de l'Ariège
| Bernard Ramond - Pour que v...
| la republique c'est l'arrac...