Journée de la Laïcité : les Radicaux ne cèdent rien !

9122016

Communiqué du Parti radical de gauche : site web http://www.partiradicaldegauche.fr/

En cette Journée nationale de la Laïcité, les Radicaux de Gauche rappellent que la défense et la promotion de la Laïcité sont toujours d’actualité. Ils se réjouissent que les écoles soient aujourd’hui mobilisées pour faire connaître la charte de la Laïcité à tous les élèves de France.

Artisans historiques de la loi de 1905, les Radicaux de Gauche refusent les compromis, les renoncements, les reniements qui mettent en péril notre identité républicaine. Prise en otage par l’extrême-droite, remise en cause par des exigences religieuses de plus en plus pressantes, la Laïcité est plus que jamais le rempart protecteur de nos institutions face aux revendications communautaristes qui veulent morceler la République.

La neutralité de l’État est garante de la liberté de conscience, la Laïcité doit rester un principe libéral partagé par l’ensemble de nos institutions et de nos concitoyens.

Sylvia Pinel, Présidente du Parti Radical de Gauche, rappelle qu’il est « impératif de répéter constamment que le seul principe qui soit souverain dans l’espace public, c’est la Laïcité. Elle doit dicter la conduite des représentants de l’Etat, des élus et de tous les citoyens, car la République, ce n’est pas uniquement la devise « liberté, égalité, fraternité », c’est aussi la Laïcité. »

Le PRG renouvelle cette année sa demande que soit créée une délégation interministérielle à la laïcité pour épauler les administrations publiques et les collectivités locales dans l’application quotidienne de ce principe fondateur de la République. Il présentera prochainement d’autres propositions concrètes dans son projet politique.




Congrès de La Rochelle : en route vers 2017 ! par Sylvia Pinel

23072016

Les 2, 3 et 4 septembre prochains aura lieu à La Rochelle notre Congrès national.

C’est un moment charnière pour notre parti puisque, outre le choix de celui ou celle qui présidera le PRG pour les trois prochaines années, il doit nous permettre de définir notre stratégie pour les élections présidentielle, législatives et sénatoriales de 2017. Nous devrons aussi définir clairement le projet de société, le cap, la vision que nous voulons porter et soumettre au jugement des Français car c’est aussi cela qu’ils attendent. Je vous invite donc à entamer vos réflexions et discussions et à préparer en amont vos argumentaires et propositions.

Il sera également question d’Europe. Le Brexit nous oblige à repenser la construction européenne. Ce choc, cette victoire du conservatisme et du repli est une plaie qui mettra du temps à guérir et constitue un invraisemblable recul pour tous les pro-européens. Cela ne doit pas nous pétrifier, au contraire, mais être vu comme une opportunité pour avancer de nouveau, avec notre partenaire allemand et les pays de la zone euro qui le souhaitent, vers davantage d’intégration politique pour notre continent. L’Europe ne peut plus se permettre d’être un simple espace de coopération économique ou de rigueur budgétaire.

Radicaux de Gauche, nous prendrons, avec fierté, toute notre part dans ce travail de relance de l’ambition fédérale européenne. C’est par des propositions novatrices, l’affirmation de valeurs fondamentales, humanistes et sociales et en assumant clairement notre volonté de construire les Etats-Unis d’Europe que nous montrerons efficacement la voie.

La proximité de notre Congrès avec ce bouleversement sur la scène européenne est une réelle occasion de nous retrouver autour d’un idéal qui nous rassemble tous et qui a été, depuis notre création, un des ciments de notre unité.

C’est donc à un Congrès de travail que je vous convie. J’espère vous y voir nombreux car c’est de l’avenir du radicalisme, de la France et de l’Europe dont il sera question.

Sylvia Pinel – Présidente du PRG




Les Parlementaires PRG veulent inscrire la laïcité dans la Constitution

9012016

Alors que l’on débat sur la nécessité d’inscrire dans la Constitution des articles répressifs et, qui peuvent, s’ils ne sont pas très minutieusement encadrés, devenir liberticides, les Parlementaires Radicaux de gauche, de l’Assemblée nationale, comme du Sénat, proposent, au-travers de 2 propositions de Loi constitutionnelle,  de graver dans le texte suprême de la 5eme République, les notions et principes de la Laïcité.

Le premier est une proposition de Roger-Gérard Schwartzenberg, Président PRG du groupe RRDP (Groupe Radical, Républicain, Démocrate et Progressiste) de l’Assemblée nationale dont vous trouverez le texte ci-dessous. Il propose de compléter l’alinée 4 de l’article 2 de la Constitution, en ajoutant à la devise de la République « Liberté, Egalité, Fraternité » le mot de Laïcité.

Dans l’attente d’une Charte de la Laïcité, qui pourrait être adossée à la Constitution dans un second temps.

fichier pdf PPL-consti-Devise-de-la-Republique

La proposition des Sénateurs PRG du groupe RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen) quant à elle suggère de modifier l’article 1 de la Constitution en y ajoutant un alinéa supplémentaire rédigé comme suit :

« La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des Églises et de l’État, conformément au titre premier de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État. »

Ci-dessous, la proposition de loi des Sénateurs PRG

fichier pdf (Proposition de loi constitutionnelle visant à inscrire les principes fondamentaux de la loi du 9 décembre 1905)

Ces propositions de la part des Radicaux de gauche, dont est issue la loi de 1905 sur la Laïcité, rappellent que celle-ci fait partie de l’identité de la République et de notre pays. C’est la Laïcité, qui permet le vivre ensemble et qui est le barrage face aux communautarismes.

Il s’agira pour chacun des Parlementaires qui sera amené à voter sur ces 2 textes de s’exprimer et de mettre en concordance ses actes et ses paroles.

Dans tous les cas, les Parlementaires Radicaux de gauche auront su prendre, d’une manière claire, position en faveur de la Laïcité et donner aux Françaises et aux Français, le signe,  qu’en ces temps troublés, que des réponses, autres que répressives, sont possibles pour assurer la concorde nationale.




Vers une nouvelle force progressiste ?

17102015

Communiqué du PRG – www.planeteradicale.org

Les Radicaux de Gauche proposent la création d’une « Nouvelle Force Progressiste »

Constatant le rejet grandissant des citoyens envers leurs représentants politiques et alors que les valeurs républicaines sont chaque jour un peu plus attaquées par les tenants du repli, de l’intolérance et du populisme, les radicaux de gauche comptent bien assumer leur responsabilité.

Cette responsabilité, c’est celle de rassembler, de dépasser les étiquettes politiques traditionnelles afin de mettre en commun les forces progressistes au service d’un projet partagé.

Ce projet, c’est celui d’une République laïque apaisée, décentralisée, au sein d’une Union européenne fédérale et sociale qui fait du développement durable une exigence morale et une source de progrès.

Après s’être rapproché de Génération Ecologie à travers la création, dès 2011, du Pôle Radical et Ecologiste, le Parti Radical de Gauche souhaite aller plus loin et poursuivre ce processus de refondation républicaine. Second parti de la majorité aux côtés du PS, il entend ainsi jouer pleinement son rôle dans la reconstruction de l’unité de la gauche.

Le Président du PRG, Jean-Michel Baylet, va donc adresser, avec son homologue de Génération Ecologie, Yves Pietrasanta, une lettre à leurs partenaires progressistes du Front Démocrate, de Cap21, de Ecologistes !, du MdP, du MRC et du MEI afin d’entamer un cycle de rencontres et de concertations au plus haut niveau dans le but d’aboutir rapidement à la création d’une Nouvelle Force Progressiste de type coopératif, décentralisé, respectant les sensibilités de chacune de ses composantes.




Le Val d’Europe en question – Communiqué du PRG77

9092015

A la suite de l’adoption de la loi NOTRE, l’avenir du Syndicat d’Agglomération Nouvelle du Val d’Europe semble désormais, scellé. Celui-ci devant être dissout et les communes le composant rejoindre une Communauté d’Agglomération, bien plus importante.

Aujourd’hui, par un référendum, organisé par le représentant de l’Etat, un choix se présente aux Val d’Européens :

- choisir entre la fusion des 5 communes en une seule collectivité territoriale, la commune nouvelle,  que proposent 4 des 5 municipalités du Val d’Europe, devant constituer un point fort de la future Communauté d’Agglomération

- ou leur entrée individuelle, entrainant, de fait, une influence de taille réduite dans la nouvelle organisation territoriale.

Des 2 solutions, la première semble la meilleure, pour conserver au Val d’Europe la maitrise de son développement.

Les Radicaux de gauche rappellent à ce sujet, que la précédente majorité départementale, sous la présidence de Vincent Eblé, avait avancé, avec l’Etat, vers la possibilité d’une dérogation à l’intercommunalité géante imposée, en y substituant, une nouvelle interco, à la dimension du Val d’Europe. Le peu d’intérêt, marqué par la nouvelle majorité de droite, pour le développement urbain du secteur, et son inclinaison à remettre en question le travail de ses prédécesseurs, risquent fort de voir se volatiliser les derniers espoirs de cette éventuelle exception.

De plus, le retour à l’organisation des communes antérieure à la création du SAN serait pour certaines catastrophique, tant l’endettement existant et celui qui relèvera de la construction de nouveaux équipements seront exorbitants et pèseront très fortement sur la fiscalité locale. En particulier, pour les communes s’étant refusées à un développement adapté.

Les Radicaux de gauche du Val d’Europe, conscients des grands problèmes qui se poseront à chacune des communes du Val d’Europe, en cas de non fusion, soutiennent la démarche de création de la Commune nouvelle.

Cependant, ils demeureront vigilants quant au respect des pouvoirs décentralisés et à l’identité de chacune des communes fondatrices, et proposeront donc que se tiennent, rapidement, de nouvelles élections municipales dans la commune nouvelle, afin de lui donner une gouvernance légitime et efficace tout en insistant sur la nécessité d’assurer la démocratie participative par la mise en place de comités de quartiers comme prolongement de la vie citoyenne des actuelles communes.

Mohammed YENBOU – Président du PRG77

Christophe FRANCOIS – Coordinateur PRG – Val d’Europe




Pour un radicalisme de gauche

3082015

Contribution de militants Radicaux de gauche, dont David Charpentier, Conseiller municipal d’Esbly et Secrétaire général du PRG77 est un des auteurs, pour le congrès du Parti Radical de gauche, de septembre 2015.

Pour un radicalisme de gauche s’inscrivant dans une tradition républicaine, solidariste, progressiste et libertaire

Face aux menaces qui pèsent sur la République sociale qui fonde notre idéal politique, il y a urgence : urgence à refonder notre pacte social, dans la tradition rousseauiste de la philosophie des Lumières et de la grande Révolution française, en faisant de notre parti la pierre angulaire des combats futurs pour la République, de la bataille politique pour la liberté, la laïcité et la fraternité face aux idéologies de la race et du sang.
Il n’y a pas d’avenir pour un Parti radical de gauche qui serait l’appendice d’un parti qui n’a plus de socialiste que le nom, dans un social-libéralisme incolore, inodore et sans saveur, mais bien au contraire il faut réaffirmer plus que jamais la singularité et l’utilité de notre démarche solidariste, républicaniste, universaliste, laïque et libertaire visant à un contrat social réaffirmé et renforcé à l’échelon français puis progressivement au niveau européen.
Tel est le projet que nous voulons voir porté par les Radicaux de Gauche, au sein d’une contribution qui rassemble des militants d’horizons géographiques très divers, et s’inscrivant dans la continuité de l’action des grands Radicaux :
- Une tradition solidariste, au sens où l’a entendu Léon Bourgeois, premier président de la Société des nations et Prix Nobel de la paix, favorable à l’esprit mutualiste et qui a créé les premières retraites ouvrières, favorisé la mise en place de la législation sur les accidents du travail et soutenu le principe de l’impôt sur les successions et de l’impôt progressif sur le revenu ;
- Une tradition progressiste, telle que l’ont voulue des hommes et des femmes de culture radicale comme Pierre Cot et Madeleine Jean-Zay, considérant que la propriété privée des moyens de production devait être équilibrée par la mise en place d’un large système de protection sociale, et profondément attachés à la paix ;
- Une tradition, osons dire le mot, libertaire, qui accorde la priorité à la défense des citoyens face à l’arbitraire et fait de la conquête de nouvelles libertés individuelles l’horizon de ses espérances politiques.
En ce sens, les ministres, les parlementaires et les élus radicaux de gauche peuvent s’enorgueillir d’avoir mené à bien des combats justes : pour le droit au mariage et à l’adoption de personnes de même sexe, que nous avons été les premiers à défendre ; pour la dépénalisation de l’aide aux migrants ; pour la défense rigoureuse de la laïcité et des territoires de la République, soutenue constamment au gré des réformes territoriales.
Nombre d’entre nous ont également mené bataille contre la régression des libertés individuelles que comportent les réformes des services de renseignement.
Nous estimons qu’il faut aujourd’hui aller plus loin, en étant les dignes héritiers de nos prédécesseurs et en nous conformant à la feuille de route dressée par L’Audace à gauche.
Les thématiques seraient nombreuses à développer qui requièrent ce radicalisme de gauche que nous voulons audacieux et volontaire, parmi lesquelles nous nous devons de citer les dix propositions suivantes :
- La défense des services publics sur l’ensemble de notre territoire, car c’est un des fondamentaux de notre pacte républicain ;
- La défense des collectivités territoriales dont l’autonomie fiscale doit être garantie et renforcée d’une indispensable péréquation juste et concertée ;
- L’action déterminée à garantir que l’égalité des droits de tous les citoyens, sans distinction de race, d’origine et de religion soit assurée dans les faits, tant en résistance à toutes les formes de communautarismes qu’en acquisition de droits nouveaux : après le mariage pour tous, nous devons obtenir de nouvelles avancées telles que le droit de vote pour les étrangers aux élections locales, le droit pour tous à mourir dans la dignité, la dépénalisation des drogues douces, etc…
- La protection des libertés individuelles des citoyens face à la dérive sécuritaire implique de doter les autorités de contrôle de l’indépendance et des moyens nécessaires à leurs missions. Le Parlement doit enfin redevenir, comme c’est historiquement son rôle, le lieu où s’exerce la protection des citoyens. L’enfer est pavé de bonnes intentions, et une menace terroriste circonscrite ne saurait justifier un fichage des populations ;
- La laïcité doit être consacrée comme la règle première, et non négociable, du vivre-ensemble de la République. Que les cultes s’exercent librement dans la sphère privée, mais que l’instrumentalisation des religions à des fins politiques – on l’a vu avec la « manif pour tous » – ne bénéficie plus de la complicité d’élus à des fins partisanes : c’est en cessant de considérer les religions comme des acteurs du débat public qu’elles reprendront la place qui doit être la leur dans une République une et indivisible. Pour ce faire, il est nécessaire de renforcer l’action et les moyens de l’Observatoire de la Laïcité, par exemple sur le modèle du Défenseur des Droits : notre pacte républicain laïc doit être défendu de manière efficace, déterminée et coordonnée ;
- Le renforcement des différentes formes de démocratie représentative, politique et associative et sociale, notamment par la refondation d’une démocratie sociale enfin pleinement reconnue (avec la volonté de renforcer le dialogue social dans les PME par l’abaissement à 20 du seuil du nombre de salariés pour constituer un comité d’entreprise et désigner un délégué syndical, et en menant une bataille plus ferme contre la répression antisyndicale notamment par le renforcement de l’action du Défenseur des Droits en ce sens), par l’instauration d’un vrai statut de l’élu local y compris d’opposition (impliquant sa reconnaissance et des moyens garantis) et d’un vrai statut de l’acteur de la vie sociale et associative (nouvelle étape indispensable, et suite directe de la loi de 1901) ;
- En matière économique et sociale, il faut une véritable révolution fiscale, en commençant par une remise à plat de l’ensemble des « niches » fiscales et sociales, qui favorisent d’abord les plus fortunés, afin de rétablir une plus grande progressivité de l’impôt ; il faut également garantir l’assiette de notre protection sociale dont les déficits sont d’abord causés par une politique mortifère de baisses de charges aveugles, non ciblées et mal évaluées ; il faut, enfin, une réforme de la fiscalité des entreprises qui exige de favoriser l’artisanat et les PME-PMI, premier vivier de créations d’emplois, avec la réaffirmation du solidarisme comme clé de lecture, d’action et de réforme ;
- Nous devons également favoriser l’économie sociale et solidaire, par la mise en place d’une fiscalité prenant mieux en compte les externalités sociales et environnementales ;
- Dans le domaine budgétaire, une appréciation plus fine de l’efficacité de la dépense publique (en termes non seulement de croissance économique, mais aussi d’impact social et environnemental) permettrait de sortir d’une logique malthusienne, qui tend à considérer, aveuglément et sans distinction, que tout euro de dépenses publiques est un euro dépensé de trop ;
- La contribution active et déterminée des Radicaux de Gauche à la construction d’une Europe politique et sociale, fédérale et solidaire, laïque et progressiste. A cet égard, il est notamment impératif de faire de l’Union européenne un espace de politiques sociales et territoriales réellement redistributives, au risque sinon de tuer l’idéal fédéraliste européen, et de reconsidérer l’indépendance de la Banque centrale européenne, sans équivalent dans aucune autre zone économique au monde, ce qui a entraîné une absence de coordination entre les politiques monétaires et budgétaires extrêmement préjudiciable à la croissance économique.
C’est sur cette profession de foi, qui ne demande qu’à être débattue, approfondie, enrichie, que nous vous appelons, toutes et tous, à refonder la République et à réaffirmer le Radicalisme, qui se doit bien-sûr d’être de Gauche, et qui ne peut se résumer à une forme de « social-libéralisme républicain », mais bien s’affirmer comme ce grand courant solidariste et libertaire, depuis toujours et aujourd’hui plus que jamais indispensable pour donner pleinement sens à ce qui ne peut cesser d’être la Gauche.







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