La liberté dans le viseur des drones de l’Assemblée Nationale

2112020

Communiqué national du LRDG – Les Radicaux de gauche

Les député.e.s LREM ont déposé le 20 octobre une proposition de loi pour la sécurité dans les manifestations qui sera votée le 4 novembre. On y trouve notamment la légalisation de l’utilisation des drones par les forces de l’ordre et l’interdiction de filmer les policiers en manifestations.

Le gouvernement se sert du contexte d’urgence sanitaire, octroyant beaucoup de pouvoirs aux forces de l’ordre, et du contexte des attentats qui attise les peurs et angoisses communes, pour faire passer en procédure accélérée des mesures liberticides.

Nous craignions au début du premier confinement de voir la pérennisation de l’atteinte à nos libertés, nous y sommes !
Si ce texte passe en l’état la police pourra utiliser les drones. Si il est prévu de prévenir les citoyen.ne.s de leur utilisation, cette obligation est levée lorsqu’elle contrevient au but recherché. C’est donc la mise en place des outils pour le fichage et la surveillance de masse.

Enfin, pour finaliser l’arsenal liberticide, qui vient en complément des mesures du quinquennat précédent de la loi renseignement et de l’état d’urgence, l’interdiction de filmer les policiers, sous peine de 45 000 euros d’amende et d’1 an d’emprisonnement. C’est la fin de la publicité des actions de police publiques. Vous ne pourrez plus témoigner des violences policières, plus documenter les manifestations, plus demander de compte à vos forces de l’ordre.

L’alerte sur ce texte lancée par la Quadrature du Net doit tou.te.s nous mobiliser, où ces mesures viendront rapidement entraver notre liberté et notre justice.
Les Radicaux de Gauche appellent les député.e.s de tous les partis, à rejeter les amendements 21, 22 et 24 pour le bien commun, pour tou.te.s les français.e.s.

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Illusion de sécurité et abandon de libertés…

14102017

Illusion de sécurité et abandon de libertés ou quand l’état d’exception devient un état de droit

Texte paru sur le site des Jeunes Radicaux de gauche – JRG jrg

Le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme vient d’être adopté par l’Assemblée nationale. Les Jeunes Radicaux de Gauche regrettent l’adoption de cette loi qui aménage l’entrée de mesures d’exception dans le droit commun pour une illusion de sécurité. Les «perquisitions administratives» deviennent ainsi des «visites domiciliaires » et les assignations à résidence des «mesures individuelles de contrôle».

Cette nouvelle loi antiterroriste s’inscrit dans le processus historique de renforcement continu de l’appareil antiterroriste en France, avec plus de 20 législations adoptées en moins de 30 ans. Les Jeunes Radicaux de Gauche regrettent ainsi l’absence de prise en compte du rapport Poisson-Urvoas qui a fait consensus et a prouvé que les mesures mises en places étaient déjà efficaces. Elle marque aussi le renforcement des pouvoirs de l’administration contre le pouvoir judiciaire, mettant à mal l’équilibre des pouvoirs.

Les Jeunes Radicaux de Gauche alertent : toutes les mesures contenues dans la loi sont susceptibles d’être réutilisées contre d’autres “cibles” car la définition du terrorisme reste floue. Ainsi, la loi prolonge le contrôle des connexions suspectes via les algorithmes des «boîtes noires» jusqu’en 2020, ouvrant le risque de laisser libre cours à un dispositif de surveillance massive.

Pire encore, les JRG constatent amèrement que le Parlement est devenu l’un des outils de la banalisation de l’exception : celle-ci n’est plus décidée, comme auparavant, par le chef de l’État, mais par la décision majoritaire des représentants de la nation. L’exception s’inscrit ainsi dans le droit.

 







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