Face à la barbarie, plus que jamais œuvrons pour l’unité nationale

16072016

Communiqué de presse de Sylvia Pinel, Présidente du Parti Radical de Gauche

Paris, le 15 juillet 2016

Sylvia PINEL, présidente du Parti Radical de Gauche tient à exprimer sa profonde tristesse à l’égard des tragiques événements qui ont touchés la ville de Nice et ses habitants, et tient à témoigner de son entière solidarité envers les victimes et leur famille.

Une nouvelle fois, la France a été touchée par la violence et la barbarie, une nouvelle fois notre pays est plongé dans le deuil. Cet attentat commis lors des célébrations de la fête nationale s’attaque à ce que le 14 juillet même représente : notre unité nationale, notre convivialité, notre sens de la fête, un moment historique, celui où le peuple français s’est saisi de son destin pour s’emparer de sa liberté.

Mais il est profondément inadmissible d’utiliser un tel événement tragique à des fins politiciennes pour remettre en cause le travail accompli par le Gouvernement qui œuvre sans relâche à la sécurité et au maintien du vivre-ensemble au sein de notre société. Le Président de la République a rappelé hier les succès de l’organisation de la COP21, de l’Euro ou encore du Tour de France qui a lieu en ce moment, grâce à la mobilisation continue de nos forces de l’ordre, et qui témoignent de notre capacité collective à avancer malgré les drames et les menaces permanentes. Il est donc nécessaire d’être digne et de penser aux drames humains et familiaux qui se déroulent actuellement, au lieu de mettre en avant des soi-disant dysfonctionnements et de faire montre de discorde. L’heure est au rassemblement et il n’est pas concevable de se servir de la mort de tant d’innocents pour se lancer dans des représentations égotiques. Ainsi, face à ceux qui préfèrent entretenir des divisions et de vaines polémiques, rappelons au contraire combien notre nation est grande et forte, saluons le travail accompli par nos policiers, gendarmes, militaires, et défendons l’unité et la cohésion.

Ce drame doit nous amener à porter toujours haut les valeurs et les principes de notre République, et le PRG, garant de la liberté, de la laïcité et de la fraternité, sera toujours présent pour être au cœur de ce combat.

 




Le PRG exprime sa solidarité aux victimes des attentats de Paris

14112015

Communiqué du Parti radical de gauche.

Le Secrétariat National du PRG réuni ce matin à 9h30 a exprimé toute sa compassion et sa solidarité avec les familles et proches des victimes des attentats meurtriers de Paris.

Le PRG rend solennellement hommage aux forces de l’ordre et aux personnels médicaux qui ont œuvré toute la nuit face à la terreur et à la barbarie.

Le PRG, face à l’ignominie, en appelle à une France unie dans sa douleur, dans sa fierté et apporte tout son soutien au Président de la République et au gouvernement pour protéger notre pays, les Français et pour agir avec la plus grande fermeté face à la radicalisation qui, cette nuit, s’est traduite en actes terroristes.

La République est attaquée. Elle doit se défendre. Toutes les lois en vigueur permettant de faire taire et punir les ennemis de la liberté doivent être appliquées avec sévérité. Il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté.

Le PRG en appelle aussi à la responsabilité de tous les dirigeants politiques pour garder sang-froid et décence.

L’heure est à l’unité et au rassemblement de toute la nation pour défendre les valeurs de la République.




Un referendum ne fera pas le printemps

16102015

Y croient-ils vraiment, les Socialistes, à leur référendum pour  » l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales  » ? Ce serait bien simple, si sur la foi du résultat de ce référendum qui, à n’en pas douter, verra triompher le OUI, nous retrouvions une gauche unie et conquérante.

Mais, aujourd’hui, la gauche est durablement divisée.

Qu’elle soit réelle, souvent, ou de posture, quelques fois, la fracture qui sépare la gauche de gouvernement et celle de contestation semble profonde. La seconde accusant la première de trahison, tandis que cette dernière fait un procès en irresponsabilité à la contestataire.

Peut-on croire au moins, que ces affrontements verbaux donnent lieu à des échanges ? Non, ce ne sont que monologues, parfois longs, où des tribuns satisfaits d’eux-mêmes, s’écoutent, mais n’écoutent pas l’autre.

Certes, la politique du gouvernement est difficile, dure et parfois incomprise par une large frange de la population française.

Difficile, parce que les erreurs d’hier, de 10 années de gouvernement de droite, doivent être réparées et chacun sait que ce n’est pas en 3 ans, que la politique de ruine du pays et d’affaiblissement de notre compétitivité sera effacée et que notre pays pourra, à nouveau, renouer avec l’emploi et des comptes positifs.

Dure, car la politique de redressement demande à chacun sa part d’efforts. Le prix de ces efforts est souvent élevé pour les classes populaires et moyennes. Surtout, quand les économies touchent des domaines de la solidarité, comme la santé, l’éducation ou l’emploi.

Incomprise. Un des maux de la crise de confiance de la population, en particulier, celle qui se revendique de gauche, avec l’exécutif actuel, remonte à la campagne de 2012. Une campagne axée sur le changement et la justice. La France voulait sortir de 5 années de sarkozisme, durant lesquelles, elle avait vu des milliards d’euro de cadeaux fiscaux donnés, non pas aux entreprises, mais plus directement, à ceux qui les possédaient. Ce quinquennat était celui de l’injustice et les Françaises et les Français voulaient que cela change. Mais, ce changement s’est heurté à la réalité dégradée du pays et que le nouveau gouvernement n’a pas su expliquer.

Nos concitoyens, conscients de l’état du pays, laissé par Nicolas Sarkozy, étaient prêts à consentir des efforts. Mais le peuple français est un peuple épris de justice. Et ces efforts se devaient d’être justes. La politique gouvernementale, à tord ou à raison, a été perçue comme injuste. Pour rétablir les comptes de la Nation, le gouvernement a augmenté les impôts, notamment ceux touchant la large classe moyenne du pays et multiplié les taxes. D’un autre coté, assuré que le redressement du pays et de l’emploi passerait par la reconquête de la compétitivité de nos entreprises, il a lâché à ces dernières des milliards d’euros, et qui sont restés comme autant de lettres mortes, en comparaison des seuls intérêts des actionnaires.

A ce jour, le chemin est encore long vers le rétablissement durable des comptes de la Nation et la baisse pérenne du chômage demeure un objectif.

Avec les efforts consentis et le manque de résultats, les Français, et en premier lieu, ceux se réclamant de gauche, se sont détachés de la majorité gouvernementale.

Un détachement qui a provoqué, à quelques très rares exceptions, des défaites électorales, toujours plus cuisantes. Et qui en promet une nouvelle lors des régionales.

Une élection est certes le moyen de sanctionner une politique et un gouvernement. D’exprimer un mécontentement, qui peut se révéler légitime.

Cependant, les élections locales, comme les départementales ou les régionales, ont comme caractéristique d’avoir peu d’influence sur la politique nationale. Et celles de mois de décembre ne dérogeront en rien à cette règle. Non, la politique gouvernementale n’en sera pas influencé et elle ne changera pas jusqu’à la fin du quinquennat.

Seules les politiques régionales seront en jeu. Les régions ont des compétences importantes dans notre pays. Elle le seront d’autant plus, qu’à partir de 2016, ce sont des régions élargies qui découperont le territoire. Ces compétences qui recouvrent le développement économique, l’aménagement du territoire, la formation professionnelle, l’éducation, les transports, le numérique ou encore, le développement durable. Des compétences confiées par l’Etat et qui représentent une partie importante de l’action publique.

Depuis, les dernières élections, les régions métropolitaines sont administrées, à une exception, par des majorités regroupant le Parti socialiste, les Radicaux de gauche, EELV, le FDG et des divers gauche. Ces majorités ont, au lendemain de la crise de 2008 et aujourd’hui encore, permis aux régions d’être des amortisseurs sociaux et de favoriser sur leurs territoires l’emploi et la formation.

Le bilan des régions gérées par la gauche est globalement bon. Et les majorités d’union sortantes n’ont pas à rougir de celui-ci. Mais, tout aussi bon qu’il puisse être, il y a risque sur les politiques dont ont bénéficié nos concitoyens. Les défaites promises marqueront, en effet, la fin de ces politiques de solidarité et de progrès menées jusqu’à présent. Il suffit pour le soupçonner de voir ce qui se passe dans les départements conquis par la droite en mars dernier. A peine 6 mois sont passés et déjà ce ne sont que coupes sombres dans les programmes sociaux et d’aides à l’enfance. Et les ambitions de cette droite est d’agir de même sur les compétences des régions comme la formation ou le développement durable.

Oui, le risque est grand de perdre tous les bénéfices de politiques, pour les classes moyennes et populaires, que les régions gouvernées par la gauche unie ont su élaborées. Et, c’est une raison fondamentale, parce qu’il en va de la vie quotidienne de nos concitoyens, en ces temps de crise forte, de favoriser partout où cela est possible, c’est-à-dire, dans la grande majorité des régions, l’union des force de gauche et des écologistes.

Cependant, une défaite électorale face à des forces conservatrices, mais républicaines est une chose normale.

Même, si parfois, des éléments de ces forces en viennent à oublier leur héritage républicain et semblent courir après des idées haineuses et anti-républicaines, apeurés qu’ils sont de se voir privés de la victoire promise. Ils n’hésitent pas à reprendre à leur compte des thèmes qui leur ont pourtant déjà coûté la victoire, mais que leur déraison commande de prendre à nouveau.

Et cette peur qui gangrène les rangs conservateurs est celle d’un danger, qui va au-delà de la simple défaite électorale. Elle alerte sur le retour de forces du passé, sur une idéologie de haine et de fureur.

Et si, au nom de discordances politiques, l’union de la gauche et des écologistes ne se révélait pas possible. Si, les fractures étaient trop profondes pour se parler et se rassembler. Le danger, bien réel, de victoires, dans plusieurs régions, de ces forces, devrait faire réfléchir, les dirigeants et les militants des partis de gauche, progressistes, écologistes et républicains.

Face à la haine, à la xénophobie, au nationalisme, à la peur de l’autre, les forces de gauche ont la responsabilité, le devoir, de s’unir.

Il ne s’agit pas de cautionner telle politique. Il ne s’agit pas de soutenir tel gouvernement.

Il s’agit de défendre les principes de la République. Ceux de 89 empreints d’égalité et de liberté. Ceux de 48, imprégnés d’universalisme. Et ceux de 36, inscrits dans le progrès social et l’anti-fascisme.

La gauche doit impérativement joindre ses forces autour de ces principes, qui sont son ADN, pour faire barrage à un ennemi de la République et de la Nation.

Le referendum organisé par les Socialistes permettra-t-il la constitution de cette union nécessaire ? J’en doute.

Il ne pose pas les conditions d’un dialogue franc et direct entre les composantes de la gauche. Au contraire, il entend imposer et faire entendre une seule version, celle du « qui m’aime me suive », en passant au-dessus des décideurs de chacun des partis. Ce n’est pas comme cela que l’on peut créer les conditions d’un rassemblement. Le parti dominant, en forçant à l’unité, alors qu’il lui fallait entamer cette démarche par l’échange et le partage, démontre qu’il a que pour seule envie, celle de sauver ses présidences et ses élus. La possibilité de perdre tous ses élus dans plusieurs régions, accompagnant la disparition de toute la gauche dans ces mêmes régions étant réelle.

Le délai final pour un rassemblement de la gauche et des écologistes, pour ces régionales, n’est pas encore dépassé. Une vraie union des partis de gauche, républicains et progressistes est encore possible.

Ce rassemblement préfigurera en rien l’attitude et la liberté de chacun pour les échéances de 2017.

Mais, il aura deux bénéfices indiscutables.

Le 1er,  pour les populations des régions qui auront la possibilité de conserver les politiques de solidarité et de progrès des majorités de gauche.

Le 2nd sera de marquer un stop à la progression du parti de la haine et de montrer au peuple français, que la gauche, au-delà de ses différences, sait s’imposer l’union afin de répondre au danger que serait la victoire de ce parti, pour la République. Un stop qui entamera sérieusement sa capacité à jouer un rôle majeur dans les échéances futures.

La gauche doit donc se donner rendez-vous pour se rassembler et battre les haineux. Ce rendez-vous, elle l’a avec elle-même et avec son histoire.

 




Les résultats du référendum du Val d’Europe

1102015

Le 27 septembre 2015 s’est tenu le referendum sur la création de la Commune nouvelle du Val d’Europe.

Alors qu’une écrasante majorité des Val d’Européens s’étant exprimés, s’est prononcée pour la création de cette Commune nouvelle, le refus d’une seule commune sur les cinq, composant l’actuel SAN, a fait échouer le projet de nouvelle organisation territoriale.

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Que faut-il retenir de ce résultat et quelles en sont les raisons ?

Tout d’abord, et ce malgré la constitution d’une possible Communauté d’agglomération, qui va remplacer le SAN, il est fort probable que les cinq villages vont se retrouver absorbés par une méga intercommunalité, regroupant les villes de l’actuelle Marne-la-vallée, des limites de la Seine-st-Denis à notre Val d’Europe. Ils y délègueront des représentants selon leur poids démographique, ce qui donnera une influence quasi nulle aux villages du Val d’Europe, face à des villes de 25000 ou 30000 habitants comme Champs-sur-Marne ou Bussy-saint-Georges.

Ensuite, pour certaines communes, le rejet du projet va entrainer une explosion des impôts locaux. Ce que certains de nos concitoyens ont déjà pu constater sur leur taxe foncière. Les communes prenant les devants sur une baisse des dotations de l’Etat et sur le fait de se retrouver pratiquement seules face à leur endettement considérable.

En fait, l’argent était l’un des deux nerfs de la guerre que se sont menées les 5 communes.

D’un coté, une commune qui a su prendre le chemin du développement rapide, tout en le contrôlant. Qui a su accompagner les ambitions de Disney, construire des logements de qualité et accueillir des entreprises, diversifiant ainsi son bassin d’emplois.

Et qui a profité, au maximum, des subsides distribués par le SAN et autres partenaires publics ou privés, afin d’asseoir son développement. Et qui aujourd’hui, entend conserver les atouts de la solidarité d’hier pour assurer ses ressources de demain.

De l’autre, des communes, au développement plus lent, voire même inexistant, qui l’ont axé sur un endettement important, pariant sur les dotations de l’Etat et sur les revenus distribués par le SAN, pour en limiter les conséquences. Aujourd’hui, ce choix se révèle être un échec et le prix à payer sera très lourd dans les années à venir.

Le deuxième nerf est tout simplement, tout bassement, une sombre lutte d’influence politique sur le Val d’Europe.

Une bataille sourde, mais réelle entre partenaires de droite. Une lutte, sans quartier, entre ceux qui se sont autoproclamés Les Républicains et l’UDI et qui tourne à l’affrontement personnel entre élus.

La droite se déchire, car le Val d’Europe, même désuni, se présente comme un bassin électoral de premier plan pour la Seine-et-Marne et les conservateurs. Une région, en plein développement, à la population récente et dynamique, aux multiples entreprises et aux investissements très lucratifs. Une région qui représente pour certains élus aux dents acérées, un excellent tremplin pour des responsabilités plus ambitieuses.

C’est donc, sur l’autel de ces luttes mêlant ambitions personnelles, calculs politiques et égoïsmes financiers, qu’a été sacrifié le projet de Commune nouvelle. Un sacrifice qui fera rapidement perdre toute identité aux cinq communes, noyées qu’elles seront dans l’agglomération géante à venir.

 




R-G Schwartzenberg : communiqué sur la situation des migrants en Méditerranée

7082015

Ci-dessous le communiqué de Roger-Gérard Schwartzenberg, Président du groupe RRDP à l’Assemblée nationale, relatif à la situation des migrants en Méditerranée.

 

POUR UN NOUVEAU SOMMET EUROPÉEN SUR LES MIGRANTS DE LA MÉDITERRANÉE
« Depuis le 1erjanvier, 2000 migrants, dont la plupart fuyaient la guerre ou la dictature, ont trouvé la mort en Méditerranée. Dans une certaine indifférence de plusieurs États européens.
Certes, l’Italie de Matteo Renzi se montre très active. Certes, la France accepte d’accueillir un quota de 6700 migrants. Son action est donc positive, mais elle le serait encore plus sans les décisions contestables prises à Vintimille et à Calais.
Face à l’urgence, il importe de réunir un nouveau Sommet européen à la mi-août pour qu’enfin les États membres de l’Union européenne acceptent et mettent en œuvre la proposition de Jean-Claude Juncker, président de la Commission, d’accueillir 20000 migrants selon une clé de répartition par État membre.
Il importe de rappeler à chacun que l’Europe n’est pas seulement un marché ou une monnaie, mais une communauté de civilisation fondée sur la solidarité. Céder à la xénophobie serait le plus sûr moyen de la renforcer. Car si le populisme gagnait aujourd’hui dans les esprits, il gagnerait demain dans les urnes. »
rgsmig






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